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Avant je me croyais comme celui
Qui sans cesse passe et ne s’arrête pas
Devant ce fauteuil que l’église a mis
A la disposition de tout passant.
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C’est sûr je n’ai jamais aimé le vide
L’univers en a peur nous dit Pascal
Vivre entre deux chaises serait intrépide
Et l’entre deux vies deviendrait bancal.
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Mais ma vie devint marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
Ou c’est moi qui ne les vois plus.
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Une légende tournait autour de moi
Que m’inviter c’était en inviter quinze
Quand j’étais jeune et heureux comme un roi
Nombre plein d’impairs quand c’est pour faire guinze.
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Les bons élèves, les voisins j’invitais
Musiques et filles servies à volonté
De toutes les couleurs on en voyait
Et tous mes meilleurs amis se servaient.
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Mais ma vie devint marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
Ou c’est moi qui ne les vois plus.
*
Je n’ai toujours voulu que le meilleur
Me méfiant des trop nombreux à peu près
Je ne visais rien que de cœur à cœur
Entre conditionnel et imparfait.
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J’ai collectionné toutes les paroles
Tous les serments et toutes les promesses
Oser s’engager devint cas d’école
Mais de tels paris valent-ils une messe ?
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Mais ma vie devint marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
Ou c’est moi qui ne les vois plus.
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Je me suis réfugié dans le service
Jouer de la musique pour les autres
Resserrer la misère d’un tour de vis
Mais chacun de nous est déjà apôtre.
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On m’a dit que comme pour tout artiste
La solitude est le lot à payer
Le rideau tiré, les regards sont tristes
On découvre qu’on n’a pas existé.
*
Mais ma vie sera marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
C’est moi qui ne les verrai plus.
*
Mais ma vie sera marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
C’est moi qui ne les verrai plus.
*
A écouter ici en chanson :
Un artiste …en pleine réflexion…
fait un “bilan”…
Rien n’est fini.
Tout comnence en l’ici.
LMA.
TRISTE TON POÈME,LE VIDE AUTOUR DE TOI ,QUAND TU DANSAIT AVEC UNE JOLIE DAME ,ET UN MARIAGE,ET D’UN COUP SEUL PLUS REIN PLUS D’ÉTALES DE MAGAZIN , CELA FAIT QUAND MÊME UN BEAU POÈME ET JOLIE CHANSON , NE SOIS PAS PRESSÉ DE PARTIR AU PARADIS DES ANGES BISOUS JEAN-MARIE. A 😍
Très beau, triste aussi mais la poésie est là !
Très reggae, avec un soupçon de “la isla bonita” de Madonna dans le solo guitare !
Waouh ! Trop triste mais si beau
Le comble pour certains d’une vérité déchirante.
Bonjour Jean-Marie,
Tu évoques la Solitude de l’Artiste,
Une fois, le rideau descendu.
Le Vide,
Après des Instants d’euphorie.
La sensation d’être bien peu,
Lorsque toutes les Lumières s’éteignent,
Lorsqu’un régisseur lance :
Le spectacle est terminé ; Monsieur
Rentrez chez vous !
Il vous faut partir :
Moi, je ferme le théâtre,
Revenez aux heures officielles d’ouverture !
Au revoir, Monsieur,
Enfin ! Suivez-moi,
Je fais relâche !
Cordialement.
G.L.
Poignant, sublime écrit, merci…
Les artistes qui ont réussi,
même les plus doués,
c’est souvent “post mortem” !
La relation aux non artistes
n’est guère facile, en vérité,
Et entre artistes non plus !
Tout cela nous pousse,
nous les non artistes,
à la bienveillance et au respect !
Un peu de tendresse siouplaît
avant de juger inepte voire indigne
de notre civilisation prétentieuse !