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Avant je me croyais comme celui
Qui sans cesse passe et ne s’arrête pas
Devant ce fauteuil que l’église a mis
A la disposition de tout passant.
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C’est sûr je n’ai jamais aimé le vide
L’univers en a peur nous dit Pascal
Vivre entre deux chaises serait intrépide
Et l’entre deux vies deviendrait bancal.
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Mais ma vie devint marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
Ou c’est moi qui ne les vois plus.
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Une légende tournait autour de moi
Que m’inviter c’était en inviter quinze
Quand j’étais jeune et heureux comme un roi
Nombre plein d’impairs quand c’est pour faire guinze.
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Les bons élèves, les voisins j’invitais
Musiques et filles servies à volonté
De toutes les couleurs on en voyait
Et tous mes meilleurs amis se servaient.
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Mais ma vie devint marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
Ou c’est moi qui ne les vois plus.
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Je n’ai toujours voulu que le meilleur
Me méfiant des trop nombreux à peu près
Je ne visais rien que de cœur à cœur
Entre conditionnel et imparfait.
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J’ai collectionné toutes les paroles
Tous les serments et toutes les promesses
Oser s’engager devint cas d’école
Mais de tels paris valent-ils une messe ?
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Mais ma vie devint marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
Ou c’est moi qui ne les vois plus.
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Je me suis réfugié dans le service
Jouer de la musique pour les autres
Resserrer la misère d’un tour de vis
Mais chacun de nous est déjà apôtre.
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On m’a dit que comme pour tout artiste
La solitude est le lot à payer
Le rideau tiré, les regards sont tristes
On découvre qu’on n’a pas existé.
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Mais ma vie sera marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
C’est moi qui ne les verrai plus.
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Mais ma vie sera marché vide
Les clients morts
Ou invisibles
Ou translucides
Ou disparus
C’est moi qui ne les verrai plus.
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A écouter ici en chanson :