On ne s’était pas revu depuis des années et soudainement, par le hasard de la vie, cela s’est produit.
Bien sûr et comme moi d’ailleurs, il avait changé.
Si je n’avais pas été certaine que c’était lui en le voyant, je pense que je serais passée à côté, sans le reconnaître.
Ce n’était pas le cas et nous nous sommes dits bonjour en nous embrassant sur la joue, tout simplement. Un peu comme des amis d’enfance que nous étions alors et qui se revoient des années après.
Et lui, m’a t-il reconnue avant que je lui dise qui j’étais ? Je ne sais pas, je ne lui ai pas demandé.
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En tout cas, il n’a pas hésité à m’appeler par mon prénom quand je me suis présentée à lui.
Dans la rue de notre enfance, les maisons sont toujours les mêmes. Quelques propriétaires qui occupent certaines d’entre elles, sont toujours là. D’autres sont partis vers un autre ailleurs et ont été remplacés par de nouveaux occupants dont je ne connais pas les noms.
Des années ont passé et un flot de souvenirs est remonté à ma mémoire, l’espace d’un instant…
Oui, nous avons vieilli lui et moi.
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Vieillesse rime avec gentillesse d’où elle puise sa jeunesse : ce qui fait d’elle une merveilleuse hôtesse ! Tu dois faire des envieux Odile !
Bonjour Odile,
Un récit vivant avec une part de mystère : “M’a-t-il reconnue avant que je lui dise qui j’étais ? ”
Des retrouvailles émouvantes.
L’évocation d’une rétrospective d’un pan de l’existence.
Une mélancolie accompagnée de quelques interrogations.
“Un flot de souvenirs… l’espace d’un instant.”
Cordialement.
Je te souhaite un agréable 14 juillet.
G.L.