Métamorphose de Caroline Pivert

métamorphose

Métamorphose

 

I

 

Parce que la vie renaît

Dans la rose meurtrie

Dans le jour qui a peur

Quelquefois de la nuit

 

Parce que le monde rit

Après avoir pleuré

Tout ce qui est possible

 

Tout ce qu’il est de pleurs

Qui devaient être dits

Pour qu’adviennent les fleurs !

 

II

 

O proche paradis

Des printemps qui enfantent

La roseraie de vie

Si la vie est en pente

Justement c’est ce cri

C’est cette douleur lente

De la métamorphose

Qui transforme les choses

Et égare le temps

Pour toute renaissance

Et pour tout élément

 

Roses multipliées

Dans leurs chemins de croix

Qui se transforment en Bible

Où il n’est qu’un seul roi

Où il n’est qu’un seul guide

C’est l’infini combat

D’un sentiment limpide

C’est l’éternelle foi

En la question lucide :

Comment l’amour se doit

De nous rendre un bonheur

Plus grand que le torride

Que les fleuves géants

Qui fondent sans gémir

Dans le flux de l’instant

Qui nous apporte un choix :

Comment vivre vraiment !

 

III

 

Comment l’ombre se noie

De trop de solitude

Et comment le soleil

Saura rendre visible

Tous ce champ de merveilles

Qui frôle l’indicible

 

Perpétuel tournoi

De toute nuit des temps

Bataille de nos cœurs

Tournés vers la lumière

Qui file en doigts d’argent

Dans tout nouvel éclair

Tout rayon qui se donne

A nos vues qui les boivent

Comme un besoin d’éther

Un désir d’altitude

 

Cette terre s’évade

A présent que le ciel

Encercle de son voile

L’union toujours possible

De l’homme et des étoiles

 

IV

 

Rien n’est jamais aride

Tout peut vivre sans mal

Ou ressurgir des flammes

En oiseau lumineux

Malgré le temps nomade

Qui nous est si précieux

 

V

 

Nous saurons, peu à peu

Nous ancrer dans la rade

D’un univers heureux

Vaste comme nos âmes

Lorsque tant les traverse

Tant, d’un amour semblable

Qui crée comme une averse

Faisant naître la sève

Engendrant d’autres songes

D’autres beautés pareilles

Aux astres magiciens

Bénissant de lueur

La quête rédemptrice

 

VI

 

Source de toute enfance

Et de toute croissance

Océan débutant

Le temps d’un âge pieux

Où l’on peut croire au vent

Qui porte son message

Sa semence instinctive

Parmi tous nos ancrages

Je sais que tu ravives

L’éternité secrète

De toute survivance

Que tu es l’eau qui chante

Dans nos voix qui s’écrient

Un monde de victoire

Dans lequel on se dit :

La vie n’est jamais close

Elle se démultiplie

C’est l’infini des causes

C’est la grande folie

Oui mais dans chaque rose

Chaque aube fait le cri

Nouveau-né du bonheur

Qui revient par centaine

Réveiller dans le cœur

Nos contes chimériques

Nos rêves qui dormaient

Et dont l’élan s’élève

Bien au-delà de nous

 

Puisqu’une telle sève

Existe un peu en tout

Nombre de Vues:

26 vues
Caroline Pivert

Caroline Pivert (20)

Née en Polynésie française de deux parents tous deux navigants, j'aurais toute ma jeunesse profité de cette opportunité pour parcourir le Monde. Une chose parmi tant d'autres a planté en parallèle ses racines dans ma vie: Les mots et leur poésie.

Les romans sont un peu comme des chansons à mes yeux. Il est plus facile de comprendre le monde quelquefois sous cet angle, mélodies éphémères et pourtant si profondes, que sous les lois de la politique et du "marché".

Je publierai régulièrement des poèmes sur ce site.

En espérant vous voir les découvrir,

Caroline Pivert

S'abonner
Me notifier pour :
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires