L’homme du premier mai – Jean-Marie Audrain

*

Lui qui ne s’est jamais dit saint

Il n’avait pas de syndicat

Ignorait tous les saints diktats

Figure de l’ouvrier sain.

*

Joseph était son prénom

Père de l’ombre et du silence

Saint patron des artisans

*

Il fut l’homme rempli de foi

Qui fit confiance dans l’épreuve

Quand l’ange lui ouvrit les yeux

Face au ventre enflé de Marie.

*

Joseph était son prénom

Père de l’ombre et du silence

Saint patron des artisans

*

Il fut le père aux dix milles pas

Au temps du grand recensement

Vers l’Egypte pour sauver l’Enfant

De la cruauté des humains.

*

Joseph était son prénom

Père de l’ombre et du silence

Saint patron des artisans

*

On le nommait Le charpentier

Mains besogneuses à Nazareth

Sans repos entre deux sabbats

Modèles pour tous les ouvriers.

*

Joseph était son prénom

Père de l’ombre et du silence

Saint patron des artisans

*

On ne connait vraiment ce père

Que par ce qu’il offrit à Jésus

Fils unique qui n’en disait rien

Mais dont la vie ne fut qu’hommage.

*

Imaginons ce doux époux

Nous chantant sur tous les chemins

Une femme dont on n’a rien dit

Pour que l’on regarde Marie.

*

Joseph était son prénom

Père de l’ombre et du silence

Saint patron des artisans

*

On le chante avec Moustaki

Ce vieux Joseph, ce pauvre ami

Que le monde le fête aujourd’hui

Le premier mai est bien à lui.

*

Joseph était son prénom

Père de l’ombre et du silence

Saint patron des artisans

 *

Joseph était son prénom

Père de l’ombre et du silence

Saint patron des artisans

*

 

A écouter ici en chanson  :

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (1)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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