La grandeur russe est un dieu
L’Ukraine est une addiction
Et sur l’autel de l’odieux
Un gonze et son ambition
A l’ego démesuré
Suinte la sauvagerie
Sur des civils effarés
Tant d’existences meurtries
Dégagent l’odeur puante
De la morgue ténébreuse
Mû par l’horreur influente
Poussant sur l’âme véreuse
Installés dans leurs conforts
Cultivant des cris d’orfraie
Avec sanctions en renfort
Le despote guère s’effraie
Établis dans le cocon
Des affaires quotidiennes
Leurs allures de faucon
Aux conformistes antiennes
Ne freinent pas les horreurs
D’un autan d’impunité
Émanant de la terreur
D’une vile autorité
Que les quidams anonymes
Endommagent le silence
Voilant le mal qui s’anime
Dans un pays fer de lance
Des massacres impunis
Toutefois les innocents
Ne doivent pas être unis
Dans un hideux bain de sang
Qu’organise un dictateur
Aspirant à s’affirmer
Au sein de dominateurs
D’un monde qu’il faut aimer
David Frenkel
Merci Michel ! Sachez que lorsque j’ai fais un copier-coller de ce texte figurant comme brouillon sous “Word”, j’avais bien pris soin de le découper en quatrain. Mais je ne sais pourquoi lors de la publication ce formatage a disparu.
Concernant le mot “autan”, il s’agit de ce vent, de cet autan froid et furieux, voir par ex.”…Ces beaux garçons chus frais-mouillés naguère d’un autan de guerre…((extrait de Poèmes et Proses, trad. de l’anglais par Pierre Leyris, (Points Poésie)).
Bonne soirée