L’écriture c’est dur.
Il faut que l’esprit soit sûr,
Surtout lorsqu’il faut trouver
Des lignes à perpétuité
Pour nous raconter
Une histoire bien manigancée.
L’art des mots s’apprend
Et les histoires se comprennent.
Je peux vous conter
Des poèmes qui raisonnent
Trop fort à cause de leurs mots ;
Des romans bien gros
Pour vos yeux trop beaux ;
Des trop gros récits,
Mêlant événements et péripéties ;
Des lignes qui s’étendent
Très loin qu’on ne peut les entendre
Que dans notre esprit en les lisant,
Et cela tout simplement.
Dans les grandes histoires,
Parfois on vous ment,
Mais jusqu’à quand ?
Jusqu’à ce que la dernière lettre
Finisse enfin par disparaître
Sur une mince couche de bois lisse.
Et que votre doigt glisse
Vers l’autre page qui coulisse.
Les lettres gravées peuvent pour longtemps
Exprimer beaucoup de sentiments
Qui dure éternellement, et cela, tant
Que le papier résiste au moment
De sa vieille existence.
Qu’est-ce que je pense de tous les sens
Pourquoi mentir au lieu d’écrire
Une vérité où il n’y a rien à redire ?
C’est aussi un style de lettre,
Ordonné en trait ou en boucle, ce qui fait paraître
La beauté du mot et du langage.
L’outil est important pour un bon archivage ;
Des paragraphes, des strophes et de tout type d’assemblage.
Inventez et vous aurez débusqué
Votre inspiration bien cachée.
Lire et sourire lorsque c’est fini ;
Continuer lorsque vous avez commencé ;
Partager ce que vous aimez ;
Inventer et graver lorsque cela est venu ;
Tourner et retourner après avoir lu,
Plusieurs fois, en mangeant les mots tout crus.
Ce n’est pas un don d’écrire,
C’est une histoire de croire,
C’est une façon de le voir.
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Merci pour cet art poétique un tantinet personnel ! Merci également pour le riche foisonnement des idées sur l’art d’écrire !
Merci Hassan pour ce partage ouvert qui offre plusieurs pistes de réflexion et provoque bien des questionnements.
J’ai expérimenté que mes impératifs qui se traduisent souvent par des “je dois” et des “il me faut” me frustrent et obstruent le courant de l’inspiration, l’expression de mes idées, voire l’activité de l’écriture elle-même qui se veut libre. Alors, dès que je perçois leur ombre où flaire leur présence, je leur claque la porte au nez en revoyant mes motifs et motivations quand j’écris et veux partager ce que je choisis de partager, et le timing, le moment de le faire aussi. Je trouve que c’est libérateur et “inspirateur” de faire ce que je fais par envie, poussée par le désir, le plaisir et même par le besoin, que par contrainte qui ouvre des portes à la culpabilité.
Je préserve ma liberté ainsi, mon libre choix de faire ou de ne pas faire, d’écrire et de partager ou non….
Je partage mes textes, lis ceux des autres, et apprécient les commentaires de tous qui alimentent la réflexion et la réflexion personnelle et qui me permettent de croître. Du feedback positif et constructif. Si je sens s’altérer cet ingrédient du plaisir, ou une menace interne ou extreme à cette joyeuse liberté, je marque une pause pour me revigorer, et mieux continuer.
Merci pour ce partage prouvant que l’écriture est surtout une affaire de coeur : on aime ou on n’aime pas. En ce qui me concerne j’aime lire les autres et les laisser libres de “jeter un oeil” sur ce que j’écris ou bien de voir ailleurs !
Ça va plus vite avec de l’inspiration mais parfois on peut se dire qu’on a jamais vraiment fini l’histoire ou terminé de raconter quelque chose…