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Depuis la nuit des temps, lassé
D’aller sur la pierre graver
L’écorce des chênes entailler
Le poète au cœur embrasé
Elit l’oiseau comme’ messager
Virevolltant sur les vents légers
Pour que sa muse aille à son gré
Cueillir des mots d’éternité.
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L’oiseau lui prêtera sa plume
A tir’ de mot, à tire d’ailes
Pour que la poésie assume
Sa mission juste universelle.
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Colombe pour les vers de paix
Celle du dedans étant la vraie
Elle qui obéit à Noé
Quand le déluge fut achevé.
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Le pivert pour l’écologie
De ses sonnets pleins d’empathie
Pour notre bonne mère Nature
Pour qu’elle pardonne nos injures.
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L’oiseau lui prêtera sa plume
A tir’ de mot, à tire d’ailes
Pour que la poésie assume
Sa mission juste universelle.
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La mouette pour chanter la mer
La rieuse et celle au teint clair
Les sternes les entourant tant chœur
Dans une ode au poisson qui meurt.
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Le corbeau pour les vers luisant
Des larmes vertes des sans-dents
Prise de bec sur les affects
Plus gouteux que tous les insectes.
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L’oiseau lui prêtera sa plume
A tir’ de mot, à tire d’ailes
Pour que la poésie assume
Sa mission juste universelle.
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Les pigeons pour louer Paris
Ses toits, ses sols et ses murs gris
Du pain sec ils font l’élégie
Sur le refrain « Pas vus pas pris ».
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Des ritournelles,
Mademoiselle
Retenez celles
De l’hirondelle
Et du flammant
Au son charmant
Sans oublier nos dames pies
Egéries de la poésie.
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L’oiseau lui prêtera sa plume
A tir’ de mot, à tire d’ailes
Pour que la poésie assume
Sa mission juste universelle.
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Et pour glorifier l’univers
Toute les races de la terre
Et du ciel comment symphonie
Sur les violons de Vivaldi.
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Le poète est le créateur
Les volatil’ ses assesseurs
Complice de tous les oiseaux
Pour enchanter leur prête ses mots
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L’oiseau lui prêtera sa plume
A tir’ de mot, à tire d’ailes
Pour que la poésie assume
Sa mission juste universelle.
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L’oiseau lui prêtera sa plume
A tir’ de mot, à tire d’ailes
Pour que la poésie assume
Sa mission juste universelle.
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A écouter ici en chanson :