
Toi et moi, nous dormons dans nos bras.
Le réveil nous sépare avant nos premiers pas.
Je te vois t’habiller, les yeux encore fermés.
Un baiser sur nos lèvres puis chacun sa journée.
Le café perd sa chaleur, la maison perd nos voix.
Même le silence semble s’asseoir près de moi.
Les aiguilles s’obstinent à marcher sans pitié.
Et chaque seconde sans toi refuse d’avancer.
Je travaille en silence pour tenir mes promesses.
À force de courage, on bâtit nos richesses.
Les mains noircies d’efforts, le regard vers demain.
L’amour a parfois l’odeur du métal et du pain.
Puis le soir nous revient au détour du chemin.
Le monde disparaît quand tu reprends ma main.
On oublie les douleurs, les horaires, les combats.
Le bonheur, quelquefois, tient simplement dans nos bras.