Le Crépuscule des Coeurs – Karim Cencio

Une aurore si paisible, des cris d’enfants joueurs

Qui pensait submersible un jour si prometteur ?

Un bruit imperceptible, un vent annonciateur

Signal presque inaudible, s’amplifiant d’heure en heure

Confus mais pas fébriles, priant pour une erreur

Loin de nos domiciles, nous gagnions les hauteurs

Peut-être étions-nous mille, qu’importait notre ampleur

Car de façon subtile, s’effaçaient les couleurs

Peu à peu immobiles, frappés par la lourdeur

D’un seul espoir fragile; que persistent des lueurs

Des lames aux pointes hostiles vinrent saigner nos ardeurs

Puisqu’étant hémophiles, s’y noyèrent toutes les fleurs

La fin de nos passions, des sourires rédempteurs

Eclairs à l’horizon, étreintes emplies de peur

Ultimes scintillations avant la grande froideur

Pour ce qu’ils appelleront le Crépuscule des Coeurs

 

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