Ils étaient deux – Sylvain Moraillon (paroles) et Jean-Marie Audrain (musique et images)

*

Ils étaient deux dans la rue

Le jour où je les ai vus

Ils étaient si beaux à voir

Qu’ils attiraient tous les regards.

*

Ils s’embrassaient devant tout le monde

Se câlinaient comme deux colombes

Et ils riaient aux, éclats

En se serrant dans leurs bras.

*

Ils étaient deux les amoureux

A présent je me souviens d’eux.

Ils avaient l’air tellement heureux

Ils étaient deux Les amoureux

*

La ville entière connaissait

Ces amants fous qui passaient

Du commerçant amusé

Au serveur du vieux café.

*

On parlait d’eux comme d’un seul

Les deux regards avaient le même œil

On savait bien que toute une vie

Serait trop courte pour ces épris.

*

Ils étaient deux les amoureux

A présent je me souviens d’eux

Ils avaient l’air tellement heureux

Ils étaient deux les amoureux.

*

Cette histoire finit un jour

Mais sans détruire leur amour

Car, un soir, l’un deux mourut

Plus tôt qu’il n’était prévu.

*

L’autre ne put rester seul,

Seul en supportant son deuil

Et pris d’un immense chagrin,

Dans l’au-delà l’a rejoint.

*

Ils étaient deux comme une paire,

Une paire d’amoureux, sur terre,

Aujourd’hui encore ils s’aiment

Comme seuls les vrais amants s’aiment.

*

Ils étaient deux, les amoureux

Ils étaient deux, je me souviens d’eux

La mort les prit tellement heureux

Qu’elle n’en fit qu’un des amoureux.

*

Ils étaient deux, les amoureux

Ils étaient deux, je me souviens d’eux

La mort les prit tellement heureux

Qu’elle n’en fit qu’un des amoureux.

*

 

 

A écouter ici en chanson : 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (1)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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23 Commentaires
parseghian viviane
Invité
parseghian viviane
26 mai 2026 16 h 45 min

très beau … aimer intensément jusqu’à en mourir … sublime ! J’aime aussi le ton, ça me fait penser un peu à du Prévert ..bravo à vous deux … belle création

Olivier Jacob de Cordemoy
Membre
26 mai 2026 9 h 45 min

Je trouve quelques réminiscences des couplets de “Hélène” de Julien Clerc dans la mélodie.

Jasmine Jasminea
Invité
Jasmine Jasminea
26 mai 2026 2 h 45 min

C’est doux et c’est beau l’amour sincère partagé

Dominique David
Invité
Dominique David
25 mai 2026 11 h 40 min

Merci Jean Marie pour cette très belle chanson dont tu as fait la musique et joli lundi de pentecôte ensoleillé de l’Anjou Bisous Domi.

Lauvergne Clothilde
Invité
Lauvergne Clothilde
25 mai 2026 11 h 18 min

Très beau…

Maud Chausson
Invité
Maud Chausson
25 mai 2026 9 h 36 min

Très joli poème et chanson triste. Les amoureux n’ont besoin de personne. Mais la fin est fatale.

DANIEL Jacqueline
Invité
DANIEL Jacqueline
25 mai 2026 6 h 56 min

Très jolie chanson, mais un peu tristounette… Bonne journée Jean-Marie… Bisous…

Soucachet Bruno
Invité
Soucachet Bruno
25 mai 2026 1 h 30 min

On ne sait rien d’eux sinon l’impossible survie sans l’autre… trop fusionnel pour moi !

Libert Frédéric
Invité
25 mai 2026 0 h 55 min

Savoir avec sagesse et lucidité intégrer l’impermanence de cet Amour impertinent qui fait palpiter nos cœurs.
Le mystère de l’existence, le mystère de l’amour qui nous fait tourner.
Merci Jean-Marie

Odile Stonham
24 mai 2026 17 h 04 min

Désormais, ils seront toujours deux dans l’Au-delà et cela pour toujours.

Lucienne Maville-Anku
24 mai 2026 14 h 01 min

*

L’autre ne put rester seul,

Seul en supportant son deuil

Et pris d’un immense chagrin,

Dans l’au-delà l’a rejoint.

Ce syndrome du veuf ou de la veuve rend pénible une réadaptation à la vie.
Mourir aussi à son tour peut devenir un rêve…pour certains

Texte parlant.

LMA

Gérard Lepoutre
24 mai 2026 11 h 00 min

Bonjour Jean-Marie,

J’imagine…

“Ils étaient deux…”
Joyeux, dans le Monde endormi.

“Ils étaient deux…”
Ne voyaient leur bonheur qu’à deux.

“Un jour,”
L’Un puis l’Autre est parti,
Loin de Nous,
Et pourtant, l’on songe à eux.

Cordialement.
G.L.