 En brûlant ta peau, le soleil Ravive le feu intérieur Qui sommeillait dans ton grand cœur, Dans ton esprit et dans ton sang vermeil. — Cette chaleur accablante d’été A la quiétude nous invite. Les plantes sèchent et meurent vite. La bête somnole avec sérénité. | Pour bronzer mieux vaudrait la plage Mais comment trouver un endroit paisible ? Trop de monde ! C’est vraiment impossible. C’est en hiver qu’on reviendra dans ces parages. — On sue. On cherche un peu de fraîcheur. On respire mieux dans la sombre forêt. Près d’un ruisseau sous les pins, l’air est bien frais. On peut marcher un peu dans ce cadre enchanteur. — Les hautes branches filtrent la lumière. Nos sens s’éveillent aux odeurs des plantes, Aux cris des oiseaux, aux couleurs ravissantes Des champignons et des fleurs des clairières. — Cette douceur sylvestre nous pousse à aimer La joie, la gaieté, le repos, l’indolence. Le temps s’arrête. On s’assied avec insouciance Dans un bois de feuillus, de lierre parsemé. . ©Raymond Delattre – (Le 27/7/2018) |