D’avant que ne meurt le jour…Ghazy Belghazy

D’avant que ne meurt le jour….

Dans l’attente du souvenir annonciateur, quand vient la nuit subite d’entre nos plénitudes, j’offre guise à l’instant ou nos épousailles se feront, puis se déferont sous la lueur maternelle des deux lunes, la sinécure exquise au bénéfice de mon espérance, 
Je m’y attelle et me fond, au gré du vent contraire de votre avis équivoque, dans la foret noire de vos douleurs, en quête de ce moi troublé à l’infini, par tant de halte impromptue, sans que je ne puisse faire diligence, ni même chagrin désuet afin que le charme ne soir rompu, ce sort qui me fut jeté, hier…. la veille du bal , chez le prince Alexandre, par votre regard en pic, armé de clous, de larmes tranchantes et de rêves en chairs, cet affront adressé à mon insu, au sens même de ma témérité, ce sortilège presque, qui me fit traverser au galop, toutes les Carpates afin de vous y retrouver et souffler, toutes ailes déployées, à votre être ce profond soupir….


Il est des pays de l’âme qui ne cessent de s’emplir de ces démons sans noms, une armée de bras tendus, malicieux et malins à volonté, auxquels on ne peut déclarer batailles, ni lever sentiments de lutte, ni même prendre à demi mots, mesures de représailles…..ceux la, nichent dans le cœur des hommes à l’affût de l’affreux supplice, quand viendra le moment de rompre le pain béni et lorsque le vin aurai couler de tout son suc vermeil, sur vos sensibilités succulentes et d’élégantes gourmandises, si souvent convoitées, si souvent prises en tenaille, si chèrement conquises, à coup de missives, puis de bélier fougueux …


Votre pont levis, n’a-t-il pas tenu toute une lune et votre antre occis à l’instant, sous le regard médusé de votre sollicitude ?
Je salue grandement la téméraire prestance avec laquelle, vous vous êtes acquittée de votre charge, en cela, je n’ai point besoin de vous rappeler ma gente conquise , l’étrange lieu qui à réuni nos belles batailles ou nul soleil ne put rivaliser avec le nacre de votre grâce..
Mon âme est éblouie par tant d’éclat.
A jamais je serais cet errant solitaire dans les limbes de cet instant, nul aurore ne vous fera ombrage car, à la volupté et à la magnificence, de nul astre flamboyant je ne puis être vassal……et à la nuit éternelle, au bois maudits et aux monts tourmentés, j’ai juré que vous demeurez,  d’après que ne meurt ce jour,  mon geôlier, mon bourreau et mon souverain…

Ghazy

0 0 votes
NOTER LE TEXTE

Nombre de Vues:

84 vues
S'abonner
Me notifier pour :
guest
4 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Juillet 93
Juillet 93
Invité
25 juin 2019 17 h 00 min

Téméraire Ghazy je m incliné sur votre délicatesse on ne peut que partager votre amour et sentiments

O Delloly
Membre
30 octobre 2018 15 h 46 min

très bel écrit Ghazy
Ol

Mary Ed'
Membre
30 octobre 2018 14 h 13 min

Vraiment beau !