Chemins du nord aux longues endurances
au pays où s’attardent les cohortes de pluie
Votre splendeur de lumières longilignes
se dérobe aux courbes de la terre
Tant de rivières lourdes de sombre limon
où la lune ne vient jamais boire
Vos lacs somnolent, grouillant de secrets
Les vents déchirent les forêts comme des toiles
battant sans fin les arbres fous
Le soleil s’y découpe en tout petits éclats
arrachés aux aubes des rudes saisons
Vos nuits tranquilles ont des plis de moire
tandis qu’à fleur de plaines chantent les loups
Les dômes pierreux où s’accroche l’orage
courbent l’échine dans un ciel d’effroi
Âpreté nue des chemins du nord,
granit, cendres et herbes pauvres
vient le sommeil de brumes farouches
où l’on marche dans une mystique ferveur
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Merci Caroline pour ce beau partage !
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Bonne continuation et au plaisir de vous lire à nouveau.
Bien à vous,
Alain
Votre poème me fait revenir en mémoire la chanson de Brel “le plat pays qui est le mien”.
Et beaucoup d’image défilent dans ma tête, qui n’ont rien à envier à celles des atolls du Pacifique…
Merci Caroline