Je sais qu’j’vais devoir user des pages et des pages de feuilles blanches,
Car encore une fois, va falloir que j’vienne emmerder ton silence.
Parce que j’ai besoin d’mettre un peu d’couleur à mon triste cœur,
Parce que c’est toujours mieux, que d’se noyer dans ses peurs…
J’t’écris ma rancœur, car moi j’ai besoin d’rêver à d’autres rires.
J’nourris tes doutes, mais j’ai besoin d’tomber sous l’charme d’un autre sourire.
Parce qu’on est tous crucifiés à cette chienne de vie, qui nous dépasse,
Parce qu’on reste tous prisonnier de ce putain de temps qui passe !
Mais toi t’as mordue à la vie, puis t’as dis merde, à ce con de destin !
Moi j’n’ai jamais su aimé, je crois rien d’autre que mon chien !
Puis toi t’es là, avec ton sourire qui brille comme le soleil,
Moi j’n’ai su qu’lui offrir des larmes, pour faire chialer son ciel…
Bien sûr que dans l’immensité des rues, j’ai pas la taille qui rassure,
Mais crois moi bien, y’a rien d’plus flippant que ton regard.
Certes, t’as pas une vie d’velours, mais moi j’veux d’autres de tes histoires,
Mais j’sais bien, qu’tout c’que j’te dis là, sera noyé dans des murmures…
Alors oui, un jour, t’as été touchée par un p’tit con de bas étage,
Mais lorsque tu l’auras trop lu, que tu en rigoleras, tu lui r’diras : “dégage !”
Alors, il aura ses pauvres pleurs au bout d’ses doigts glacés,
Mais dis toi qu’au moins, ses rimes t’auront obligée à l’écouter…
Bien sur qu’un jour il te réécrira, avec des rides au coin des yeux,
Mais il ne verra plus ce rien qui t’habille, ni le vent dans tes cheveux.
Peut-être bien qu’un jour, il égarera deux ou trois sentiments,
En pleurant ton nom comme un loup sous la lune, il trouvera ce qu’il y avait de surprenant…
©Dorian Bilquart