Si tu le suis – Jean-Marie Audrain

*

Il n’a pas dit

Que toute ta vie serait comme

Le flot d’un long fleuve tranquille

Entre deux rives bien fragiles

Qu’elle serait calme ta vie d’homme

Si tu le suis.

*

Oh Jésus redis-nous

Ce que tu veux de nous

*

Il n’a pas dit

Qu’il te menait vers les périls

Que tôt ou tard tu coulerais

Ou que ta barque sombrerait

Que les efforts seraient futiles

 Si tu le suis.

*

Oh Jésus redis-nous

Ce que tu veux de nous

*

Il n’a pas dit

Que tu gagnerais sans combat

Que l’ennemi ferait le mort

Mais qu’il faudra gagner encore

Contre toi-même à tour de bras

Si tu le suis.         

Oh Jésus redis-nous

Ce que tu veux de nous

*

Il n’a pas dit

Que tu porterais seul ta croix

Que ton joug serait trop pesant

 Car sa grâce ira allégeant

Par ton espérance son poids

Si tu le suis.

*

Oh Jésus redis-nous

Ce que tu veux de nous

*

Il n’a pas dit

Que trop seul tu te sentiras

Par tes proches abandonné

Professant le Ressuscité

En leur ouvrant tout grand les bras

Si tu le suis

*

Oh Jésus redis-nous

Ce que tu veux de nous

*

Il n’a pas dit

Que tu délaisseras la terre

Sans avoir semé à tous vents

Les paroles d’un Dieu-enfant

Qui cent fois te le revaudra

Si tu le suis

*

Oh Jésus redis-nous

Ce que tu veux de nous

*

Oh Jésus redis-nous

Ce que tu veux de nous

*

A écouter ici en chanson :

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (1)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

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