Poème de jeunesse: j’ai croisé en ville deux vieux – Arnaud Mattei

 J’ai croisé en ville deux vieux

Qui m’ont mis les larmes aux yeux

Six jambes à eux deux,

Deux cannes, plus deux fois deux.

 

Mais, ils se tenaient la main,

Les doigts tendrement enlacés,

Amoureux, comme des gamins.

Ils étaient pourtant tout ridés,

Sans cheveux et presque plus de dents

Mais, ils marchaient en se souriant.

 

Et puis soudain, Ô divine surprise,

Sur la bouche, ils se donnèrent une bise,

Stupéfiant les autres vieux sur un banc

Qui ont oublié les ardeurs de leur vingt-ans !

 

Arnaud Mattei, le 17 Juillet 1977

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Arnaud Mattei

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Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….

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9 Commentaires
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Marie-Hélène Coppa
Membre
18 janvier 2021 18 h 24 min

trop mignon

Mohamadine Farsi
Membre
17 janvier 2021 12 h 14 min

Très émouvant,j’aime beaucoup.
Merci à vous et à bientôt.

Alain Salvador
Membre
17 janvier 2021 10 h 39 min

“Sur la bouche , ils se donnèrent un bise”… Non, je ne crois pas qu’ils aient oublié les ardeurs de leur vingt ans.
Beau cliché Arnaud, merci.

Plume de Poète
Administrateur
17 janvier 2021 10 h 04 min

Très bons clichés Arnaud, merci pour ce partage plein d’émotions…