Parenthèse – Laurence de Koninck

Le week-end, c’est…

Un  poétique nuage qui passe,

Géant assoupi, mouton sorti

D’une nuit blanche anonyme,

Un rayon de soleil se faufilant

Entre les volets à moitié clos,

Nos yeux sont sur le même tempo ;

Prendre le temps d’écouter

Le silence et ses notes chaudes,

Ronronnement de la bouilloire,

Toujours la première dans la cuisine,

Je traîne en musique, un mug à la main,

Je savoure l’instant thé,

Rien ne presse, le temps encore moins ;

Derrière ma fenêtre les toits parisiens

Et la tour Eiffel à portée de main,

Le temps s’étire lentement,

Eternité illusoire, apaisante,

J’aime perdre du temps,

Je m’y retrouve tant ;

Toi tu dors comme une marmotte,

Au final nous arriverons ex aequo !

Qu’importe la ligne d’arrivée,

Nous marcherons lentement

Sans presser le pas, surtout pas,

Le week-end c’est cadeau !

Bras ruban tout autour

D’un présent éphémère

A la beauté infinie.

© Laurence de Koninck

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Laurence de Koninck

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Ecrire de la poésie me réjouit,
Jouer sur les mots m’enchante,
Et tant pis si rien ne se produit,
Je repasserai si ça me chante !

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