L’humanisme bouddhique – Jean-Marie Audrain

A une époque marquée par un recul de l’humain, le bouddhisme promeut un renouveau humaniste.

Voici cinq points clés proposés par Daisaku Ikeda dans sa proposition intitulée «Humaniser la religion, créer la paix »

 

  1. Respecter tous les êtres vivants

Le désir d’aider notre prochain à sortir des souffrances pourrait être qualifié d’“humanisme spontané”, se concrétisant par une valorisation totale de la vie humaine.  Pourtant, il existe une dérive possible : un anthropocentrisme qui ignorerait les autres êtres vivants.

L’une des particularités de l’humanisme bouddhique est d’affirmer que tous les phénomènes étant étroitement liés, le bonheur humain ne peut se construire qu’en harmonisant ces relations.

 

  1. Répondre au sectarisme et au dogmatisme

La tradition humaniste occidentale génère une idéologie tendant à renforcer le dualisme et l’individualisme.

Le bouddhisme oppose à cet humanisme “idéologique” un nouvel humanisme dans lequel les règles et de l’organisation de la société humaine sont toutes souples et fluides, ce qui nécessite une réévaluation constante, afin de toujours mieux servir les besoins de l’homme.

 

  1. Humaniser la religion

Les règles et les idées doivent donc être au service des êtres humains, et non l’inverse. Il en va de même, nous le savons bien, pour les religions, qui peuvent être de merveilleux instruments de libération ou d’épouvantables armes d’oppression Afin d’humaniser la religion, le bouddhisme prône une “révolution” consistant à mettre clairement la religion au service des êtres humains

 

  1. S’engager dans le dialogue

Cet appel à la “révolution religieuse” illustre bien que l’humanisme bouddhique n’a rien de flou ou de faible. Il s’agit d’une lutte non-violente. Ses armes sont les mots. De ce fait, le bouddhisme valorise et encourage la pratique du dialogue : c’est la parole qui est d’or, et non le silence !

 

  1. Se maîtriser d’abord soi-même

Sans cet effort de maîtrise de soi, parler d’humanisme perd son sens et sa valeur. L’être humain court à sa propre perte s’il reste incapable de maîtriser son avidité et continue de mettre la planète en danger

« Nous pourrons rendre aux hommes et à l’humanisme leur rôle central uniquement en faisant des efforts spirituels inlassables pour nous améliorer et nous maîtriser. »    

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (973)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

S’abonner
Notification pour
guest
9 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Plume de Poète
Administrateur
5 avril 2022 16 h 15 min

Nombreux lisent mais ne comprennent rien comme moi ! …
un anthropocentrisme ?
sectarisme et au dogmatisme ?
dualisme et l’individualisme ?

Colette Guinard
5 avril 2022 12 h 08 min

Merci, Jean Marie pour tout cet enseignement enrichissant que tu nous apporte chaque jour! Bonne journée avec mon amitié poétique Colette

Hervé, Marie
Invité
Hervé, Marie
5 avril 2022 11 h 31 min

Une autre vision du bouddhisme pour moi ! Une ouverture…