Il courait sans cesse après le temps,
Le petit garçon devenu grand.
Il voyageait à travers le monde,
Dans son avion, l’âme vagabonde.
Il comptait parmi les plus grands,
Homme d’affaires, homme vaillant.
Gardes du corps l’accompagnaient,
Lors des discours, on l’admirait.
Il était même coté en Bourse,
Pour réussir faisait la course.
Il livrait sans cesse batailles,
Le ciel pour lui était mas de cocagne.
Lors des meeting, des conférences,
On lui tirait la révérence.
Il courait sans cesse après le temps,
Le jeune homme, devenu grand.
Quand arriva jour de Noël,
Il était seul, là le problème.
Il avait séduit tant de femmes,
Mais pas une seule, n’eût pitié de son âme.
Alors dans la grande maison vide,
Il pensa alors au suicide.
Sa vieille gouvernante le surprit,
Gisant là, étendu sur son lit.
Mais il était déjà trop tard,
Pour l’homme pressé devenu vieillard.
Il admira une dernière fois les étoiles,
Bientôt cachées par un grand voile.
C’est par une belle nuit de Noël,
Resplendissante de merveilles,
Que le vieil homme, devenu grand,
S’éteignit doucement emporté par le temps.
Sur sa tombe désormais on peut lire :
« Ici repose, l’Homme pressé,
Adulé par le Monde entier,
Il s’est éteint, sans un baiser ».
TDR@MhCoppa
Beaucoup laissent passer l’essentiel, “être deux” .
a quoi sert de courir , la mort n’est jamais en retard
une histoire bien menée jusqu’au bout
Courir ,courir pour aller où si ce n’est à sa perte et en mourir ! bon lundi à vous Colette