L’ère du dérisoire – Philippe Dutailly

L’ère du dérisoire

Quelle naïveté, quelles obstinations
Poussent les poètes, dans le triste des villes,
A vouloir embellir le morne des nations
Et donner du brio aux âmes serviles.

Pourquoi donc s’entêter à inventer le ciel
D’un bleu éblouissant par sa limpidité
Alors qu’un bleu commun, fade, circonstanciel
Fait le miel des chantres de la cupidité.

Après tant de courants porteurs d’inspiration,
Les romantiques et les impressionnistes
Ont porté le génie jusqu’à saturation
Ne nous laissant plus que des « dépressionnistes»

06 11 1990

4 2 votes
NOTER LE TEXTE

Nombre de Vues:

19 vues
Philippe DUTAILLY

Philippe DUTAILLY (54)

Tombé amoureux de "L'albatros" de Charles Baudelaire, poème appris lorsque j'étais 'écolier et nourri au hasard de Victor Hugo, Georges Brassens, Léo Ferré, Lamartine et beaucoup d'autres, j'ai commencé à faire rimer les mots vers l'âge de 18 ans. D'abord très inspiré par Brassens, j'ai pris, au fil du temps, mon autonomie pour en venir à des textes plus intimes qui, pour certains, servirent d'exutoire à des émotions mal vécues.

S'abonner
Me notifier pour :
guest
9 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Colette Guinard
Membre
23 avril 2021 16 h 11 min

PHILIPPE désolée j’ai voulu vous envoyer une toile impressionniste pleines de couleurs et voilà ce qui en a résulté ,pas moyen d’effacer ,j’ai tout essayer ,excusez moi ,je suis vraiment navrée Colette guinard

Colette Guinard
Membre
23 avril 2021 16 h 04 min

Une toile vierge qui s’embellit de couleurs ,il peut en être aussi de l’esprit j’aime les reproduire à ma façon

Robert Cohen
Membre
8 mars 2021 11 h 55 min

J’aime bien l’idée !

Alain Salvador
Membre
7 mars 2021 19 h 00 min

Une toile vierge, des couleurs, des pinceaux, et beaucoup d’imagination