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Pourquoi ce dicton
“Tout est bon dans les cochons”
Vu le temps qu’ils font ?
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Jean-Marie Audrain (1)
A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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c’est pas un haïku”cochon” c’est une reconnaissance et c’est bien de le dire, de l’écrire pour nous
Jmarie
En Sarthe et en campagne profonde nous disons Tout est bon dans le monde”
cet animal domestique mérite davantage d’égards quand ils sont amenés à l’abattoir de même pour les autres espèces de la ferme
À Vivoin nous ne sommes pas loin d’un
abattoir et les camions 🚛 passent à proximité de chez nous ça fait pitié
Il faut manger moins de viande 🥩 mais de la bonne produite en circuit court
big bizou
Superbe !
Hommage au cochon. Lui qui nous nourrit tous les jours si l’on veut. On le méprise. Pourtant il est toujours présent à nos tables. Et reste néanmoins silencieux.
Éloge au cochon
Ah le cochon,
le porc silencieux,
si souvent moqué,
si peu reconnu.
On l’insulte à la légère,
on fait de son nom
une injure jetée au vent,
comme si la boue effaçait la valeur d’un être vivant.
Et pourtant…
Il nourrit les tables,
réchauffe les foyers,
offre jusqu’à sa chair
pour que d’autres continuent d’avancer.
Même la médecine
vient parfois chercher en lui
de quoi réparer
les fragiles mécaniques humaines.
Animal sacrifié,
animal malmené,
pris entre besoin et mépris.
Alors peut-être
devrions-nous apprendre
à parler avec davantage de reconnaissance.
Ne plus dire “sale cochon”
comme on lance une pierre,
mais voir derrière ce mot
une vie humble, utile,
et trop souvent oubliée.
Car il y a parfois plus de dignité
dans le regard d’un porc
que dans les jugements des hommes.
Avoir un cochon dans un petit coin de son jardin ou de son garage, c’est commencer à comprendre qu’on l’associé à tout ce qui nous fait horreur : de la mauvaise odeur à la façon de manger qui coupe l’appétit, de la conduite la plus indigne d’un homme envers une femme au temps le plus tristoune qu’on puisse imaginer. Faut-il pour autant accueillir en tous les coeurs la l malédiction religieuse associée au porc qui rend impur le repas le mieux préparé dès lors qu’il contient la moindre parcelle de sa viande ou pire encore de son sang ? Pensons à l’attention du Créateur à abreuver la Nature ou ce qu’il en reste dans nos villes et à celui de la cuisinière qui veut accueillir chacun en recherchant la joie des papilles et la chaleur de la conversation mais aussi en évitant intolérances biologiques et religieuses de ceux qu’on aime ou qu’on veut aimer tels qu’ils sont !