Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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Je ne te demanderai pas : « Es-tu ma femme ? »
Car nul être n’appartient à un autre.
Je te demanderai plutôt :
Veux-tu marcher avec moi,
sans maître et sans frontière,
sur les chemins indociles du présent ?
Que la rose de violence
devienne rose de révolte,
non pour conquérir,
mais pour déraciner les murs,
les prisons et les certitudes.
Aimons-nous sans chaînes,
sans possession, sans drapeau.
Que notre pain soit partagé,
que nos terres n’aient plus de maîtres
et que la fête ne demande
la permission à personne.
Alors peut-être nous rencontrerons-nous,
libres parmi les libres,
non pour nous appartenir,
mais pour nous choisir,
chaque jour,
dans l’éternel présent.
Je ne te demanderai pas : « Es-tu ma femme ? »
Car nul être n’appartient à un autre.
Je te demanderai plutôt :
Veux-tu marcher avec moi,
sans maître et sans frontière,
sur les chemins indociles du présent ?
Que la rose de violence
devienne rose de révolte,
non pour conquérir,
mais pour déraciner les murs,
les prisons et les certitudes.
Aimons-nous sans chaînes,
sans possession, sans drapeau.
Que notre pain soit partagé,
que nos terres n’aient plus de maîtres
et que la fête ne demande
la permission à personne.
Alors peut-être nous rencontrerons-nous,
libres parmi les libres,
non pour nous appartenir,
mais pour nous choisir,
chaque jour,
dans l’éternel présent.