La palissade – Alain Salvador

 

Quelques planches entrecroisées,

des herbes folles à ses pieds,

une vieille peinture écaillée,
puis quelques éclats de bois.

Seule elle est le long du chemin,
à quoi sert-elle , nul ne s’en souvient
Elle devait être la limite entre liberté et enclos.

Une peinture verte qui doit dater,
puis quelques éclats de bois.

Elle commence ici et finit là,
quelques mètres de bois l’on ne sait pourquoi.
Un bouquet de fleurs séchées accroché,

une peinture verte écaillée,
puis quelques éclats de bois.

Plus beaucoup de monde pour se rappeler
qu’un matin d’avril il y a quatre-vingts ans,
ont sifflé quelques balles tirées par des soldats bottés
sur deux braves fermiers qui ne demandaient
qu’à vivre en paix et à s’aimer.

Restent quelques éclats de bois.

5 1 vote
NOTER LE TEXTE

Nombre de Vues:

42 vues
Alain Salvador

Alain Salvador (255)

Je suis né en 1956, et ai toujours eu le goût pour l’écriture.
Cependant je n’ai fait aucunes études , ni de lettres ou autre chose de bien gratifiant.
Je n’ai qu’un CAP de mécanique en poche et ma vie passée en usine , ma famille avec mes trois enfants, font que depuis ma retraite, j’ai repris du temps pour me consacrer aux mots.
On pourrait dire de moi que je suis plutôt un autodidacte.
Les quelques personnes à qui je fais lire mes textes me disent que j’ai une facilité d’écriture.
A cela je leur réponds: ”ce n’est pas toujours si facile qu’il n’y paraît… ” Et pour l’orthographe, et bien je révise les règles…Il n’est jamais trop tard si l’on veut entreprendre quelque chose dans sa vie.

S'abonner
Me notifier pour :
guest
4 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Philippe DUTAILLY
Membre
15 janvier 2022 12 h 16 min

Et oui, Alain, il en va des vieux bouquets comme des croix plantés un peu partout et dont on ne sait plus pourquoi elles ont été plantées là. Belle émotion

Martyne Dubau
Modérateur
13 janvier 2022 21 h 36 min

Un douloureux passé conté avec pudeur et respect
La mort, la guerre et le souvenir est dans les fleurs fanées
bravo pour l’émotion du répété qui approfondit encore la sensation de regrets mélancoliques