Clé de l’orthographe 9 – pléonasmes – Sandrine Marcelly

Clé de l’Orthographe n° 9

Léa Dijoux, sur LinkedIn, me faisait remarquer que l’on entend de plus en plus souvent dans les médias l’expression « permettre de pouvoir », qui la hérisse, et elle a raison.

La première définition de « permettre » sur larousse.fr est : Donner à quelqu’un le pouvoir de… Traduction : permettre de pouvoir = donner le pouvoir de pouvoir. Vu ainsi, je crois qu’il est inutile d’expliquer en quoi c’est un pléonasme.

Je trouve beaucoup de redondances dans les manuscrits que je corrige. Je vous passe les « monter en haut » et « descendre en bas », même si c’est de la montagne, on peut monter ou grimper au sommet si on veut préciser, mais pas en haut, c’est à la fois évident et trop imprécis pour apporter quoi que ce soit.

Je pourrais vous en citer beaucoup d’autres : « et puis », le plus courant, mais aussi « le but final », « les projets futurs », « à midi, il déjeune », « je le préviens d’avance », « voire même »… Tous sont véridiques, je les ai lus.

L’auteur a envie d’être compris de son lecteur, que ce soit dans un livre, un article de journal, un courrier, ou un commentaire sur un réseau social, et c’est bien normal. Il a donc parfois tendance à « en rajouter ». Mais les mots ont un sens précis que le lecteur connaît. Il vous comprendra parfaitement sans toutes ces redondances qui alourdissent le propos et pourraient finir par le lasser. Alors simplifiez-vous la vie, il vous en sera reconnaissant !

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Sandrine Marcelly

Sandrine Marcelly (34)

Un bac littéraire, des études de langues et de linguistique, une vie avec des livres dans les mains… Je suis une maniaque de la langue, des mots, de l’orthographe, au point que mes deux précédents employeurs m’ont chargée l’un de corriger son site internet avant de le mettre en ligne, l’autre de contrôler toute sa communication pendant 10 ans (newsletters, catalogues, plaquette, mails importants…)
Je supporte de moins en moins de trouver des fautes dans des livres, des journaux, des publications sur internet ou ailleurs. J’avais donc 2 solutions : continuer à râler dans mon coin, sport national s’il en est, ou agir. J’ai testé la première, sans grand résultat. Je suis donc devenue correctrice relectrice indépendante, pour apporter ma pierre à l’édifice de façon constructive, parce que c’est tellement plus agréable de lire en texte bien écrit, sans fautes !

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Patrice Fougeray
Membre
31 juillet 2021 18 h 05 min

Ô combien je partage vos irritations,chère Sandrine, devany bien des incongruités grammaticales et orthographiques. Comme le fameux “voire même” l’expression “au plan” employée à la place de “sur le plan” ou de “au niveau” me hérisse souvent.