Paroles de vieil hibou – Nguyen Thi Minh Hon
Conseil au jeune moineau : Si le chasseur joue de l’appeau, Ce n’est pas pour t’égayer, Mais de plomb mieux te cribler !
Espace Poésie
Conseil au jeune moineau : Si le chasseur joue de l’appeau, Ce n’est pas pour t’égayer, Mais de plomb mieux te cribler !
L’indifférence est le début de la fin Tout allait bien pendant longtemps Sans beaucoup d’ennuis vont les ans Et soudainement nous frappe le destin. Tout allait bien pendant longtemps Subitement sans mine de rien Soudainement nous frappe le destin Mais le bonheur ne dure qu’un temps. Subitement sans mine de rien Cette béatitude … Lire plus
Dans le froid De l’hiver Quand les choix Sont austères, L’entre soi Salutaire S’impose à nous ; Temps suspendu De la nuit floue, Du silence cru. Mon gîte est doux, Ma bulle est nue. Et la sève en terre Est silencieuse, Vivant mystère, Pluie cotonneuse Où l’on enserre Nos peaux peureuses. Et bien ! Thé ou café ? … Lire plus
À l’encre d’une plume ôtée d’un de vos faunes, Copiez-nous donc fois soixante-cinq millions : « Je suis incompétent, souffrant de fièvre jaune, Trublion je cède face à la rébellion » Mais vous êtes malin et par cette heure de colle, Jetez creuses questions en pâture aux naïfs Pour mieux les mépriser. C’est votre pont d’Arcole : … Lire plus
D emain, ma destinée, tu as pénétré au creux de ma vie, E cumant, annihilant en moi toutes formes de mélancolie, M atin naissant gravant en mon sein son effigie, A ccord intense, je veux vivre la magie de ces instants de complicité et d’embellie, I nnéisme de la vie, entendre encore et encore … Lire plus
____CHRONOS____de Badar. . . Il y a le temps maudit “passé” Qui aurait dû me faire rêver. Il ne m’a fait que pleurer, Je ne veux que l’enterrer. . Il y a le triste temps “présent” Qui devrait me faire danser. Il ne me fait qu’égrainer tous les ans, C’est lui qui me fait chialer. … Lire plus
Sensible Sensible….sensible comme une corde de violon qui d’un trémolo de trop écorcherai la partition pour finir en sanglot. Sensible comme la peau blanche de mon âme quand elle se perce de quelques lames…acérées….et fini en mile perles de sang coulé. Sensible comme la lumière qui brille… et s’assombrit. Dans l’obscurité amie, je visite mes … Lire plus
Hier soir, invité chez de bonnes gens Je me suis senti soudain intelligent, Et, mieux encore, très vert et en verve Arrivé au terme d’un de ces Médoc Qui se marient si mal avec ces médocs Que les docteurs généreusement me servent. L’eau, même plate, gâchant les meilleurs crus, Nous n’avons donc pas convié cet … Lire plus
Philomèle Il portait sa femme Sur l’épaule, Elle portait l’enfant Dans son sein. Il tirait la rame Vers le môle, Elle rythmait le chant Des marins. Il jouait sa vie Comme un rôle, Elle aimait le vent Comme un bien. Il fuyait l’envie Comm’ la geôle, Elle mordait ses ans Comme le pain. Il … Lire plus
Marianne était triste Marianne était triste La république était usée ridée comme le vert orangé des feuilles d’automne froissée par les renoncements qui semblaient éclore comme des grappes de glycine abusée par les bouquets de promesses qui sentaient la fin de vie et les mirages insipides désespérée par les visages de ses enfants ensanglantés par … Lire plus
Le chameau soussien était malade N’a pas pu m’offrir une promenade Que ferai-je pour écrire une aubade ? Le coq n’a pas chanté cocorico N’est pas venu m’offrir un abricot Que ferai-je pour écrire un tiento ? J’étais un peu déçue Quand soudain je l’ai aperçu Ma déception s’est tue Sûr chameau et coq me … Lire plus
Le vent sur ton visage Yeux en regard des autres Recherchant en vain Ce rire d’antan Bien trop agités Courant derrière les chimères De ce délire transporté d’urgence à être Et le temps ronge le temps Veux tu me rejoindre Au détour de nos draps? Éteindre mes craintes De ce vide entre mes bras Et … Lire plus