Tout en haut de cette falaise,
Mes yeux se perdent dans le lointain,
Et je ressens comme un malaise,
De quoi vient-il, je cherche en vain…
Peut-être un peu de nostalgie,
Ou les relents de mon passé,
L’impression de passer ma vie
En quête de futilités.
Les rouleaux de la mer déferlent,
Et les rochers comme des îles
Ont les reflets de mille perles,
D’une parure aux couleurs subtiles.
Les colères du Golfe de Gascogne
Pour les navires sont sans pitié,
Les vagues qui sur leur coque cognent
Font d’eux des épaves naufragées.
Les pieds sur Terre, l’âme perdue,
Dans les dédales de cette vie,
Aujourd’hui, non je ne sais plus
Comment me sortir de ma nuit.
Comme une éclaircie dans le ciel,
Je pense à mon amie là-bas,
Si je veux avoir des nouvelles,
Il me faut faire le premier pas.
A-t-elle aujourd’hui de la joie,
Le cœur empli de belles pensées,
Les mauvais jours font-ils leur loi
Et devra-t-elle devoir lutter…
Tout en haut de cette falaise,
C’est l’heure où va bientôt plonger
Le Soleil et toute sa fournaise,
Dans l’océan pour s’y noyer,
Avant de renaître au matin
Comme le retour d’une amitié.
Je voudrais tant me dire demain
Que ce rêve est réalité.
A.S.
Votre soleil c’est habillé de mélancolie.
Trés agréable à lire.
Un très très beau texte qu’habille la mélancolie.
Sa lecture est fluide.
Merci, Alain. Et bonne soirée.
Poème nostalgique mais au bout est l’éclairci avec la renaissance !Merci du partage mon Ami! Blanche