un jour, ils sont venus – Georges Cambon

Un jour, ils sont venus, je portais un chapeau

Pour échapper au soleil, c’était un jour sans importance

Je contemplais amoureusement mes roses de Byzance

Il y avait un livre de Rimbaud posé sur le bureau !

 

J’ignorais qu’on me soupçonnait de lever le drapeau

Tel le symbole d’un pays promis à la dépendance

Le plus âgé des visiteurs sollicitait  ma clémence

Il aimait les philosophes des lumières, surtout Diderot

 

Mais il n’y eut pas d’échanges, je demeurais silencieux

Et songeait à l’ami bientôt assassiné dans sa prison

Il croyait en Dieu auquel je pensais irrévérencieux !

 

Il y avait un ruisseau qui filait sous la frondaison,

Je vis une tache rouge dans ma mémoire caverneuse

Un jour sans importance quand les fleurs sont vénéneuses.

 

© Cambon

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Ancien libraire, j'aime la poésie et la politique d'où mes choix, parfois, de textes engagés! Mes poètes préférés sont Aragon, Verlaine, Mallarmé et Valéry!

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