Nouveaux épisodes de ma vie. (seconde suite de la 5ème partie) – Odile Stonham

Je ne l’ai jamais regretté et si c’était à refaire, je le referai. Je ne suis pas de nature ambitieuse et la vie que j’ai mené jusqu’à présent me suffit. Peut-être ai-je tort ? Je ne sais pas.

Quoiqu’il en soit, et cela dans cette seule formation, j’aurais eu la possibilité de faire un stage se rapportant à mon projet. A y réfléchir aujourd’hui, je ne sais pas trop comment je l’aurais effectué, ni dans quel domaine : association pour les déficients visuels, tourisme, restauration ? Ces trois secteurs ayant tous un point commun : les personnes aveugles.

Sa durée aurait été de trois semaines à raison de plusieurs heurs par jour. Là aussi, je ne sais pas si j’aurais rempli les conditions. Il aurait fallu en effet que je fasse un certain nombre d’heures dans l’organisme ou l’association qui aurait accepté de me prendre. Et par ailleurs, deux questions importantes se seraient posées : aurais-je trouvé l’endroit pour l’effectuer  et aurais-je eu des personnes intéressées ?

Malheureusement, je n’aurai jamais la réponse  car cela n’a pas eu lieu.

Je débutais donc l’année 2005 avec mon opération prévue dans le courant de janvier. Elle se passa sans problème et quelque temps après, une chimiothérapie prenait la relève pour s’arrêter au début du mois de mai.

Les séances étaient au nombre de quatre par semaine, du lundi au vendredi, excepté le mercredi. Elles avaient lieu à Caen et je m’y rendais en taxi. Je garde un excellent souvenir de ces allées et venues avec l’équipe de ce dernier qui était très gentille.

Comme il avait été convenu avec une de mes formatrices, je repris la formation là où je l’avais laissée quelques mois auparavant. Je repris donc le train avec joie pour deux raisons : la première parce que j’éprouvais de la sympathie amicale pour le personnel de l’association et qui, sans vouloir me vanter, me le rendait bien. La seconde parce que j’aimais, et que j’aime toujours, la ville où tout cela a commencé.

Cela me fit tout drôle de ne pas voir le groupe avec lequel j’avais fait connaissance quelques mois plus tôt. J’avais l’impression que c’était la veille que je l’avais quitté et je profitais d’être sur place pour demander de ses nouvelles.

Puis après avoir donné les miennes, je me suis mise au travail avec ma formatrice car j’avais du retard à rattraper.

A un moment, nous avons évoqué l’endroit où je déjeunais le midi avec deux participantes de la session. Il s’agissait d’un réseau et son but était d’échanger les savoirs de ses membres avec d’autres personnes de l’extérieur.

Pour moi, ce fut comme un beau cadeau car je comptais bien faire, un jour ou l’autre, la connaissance d’une personne non-voyante. Je ne savais pas trop comment le faire et il a fallu que je déjeune à l’intérieur de ce réseau pour que mon souhait prenne réalité.

Il se trouve, en effet, qu’un jeune homme proposait son savoir qui était celui d’apprendre le braille. Un premier contact fut donc organisé entre lui et moi.

Quelques jours plus tard, nous faisions connaissance et C. devint un ami de la famille par la suite.

@ Tous droits réservés.

Odile Stonham

Odile Stonham (289)

Bonjour,
Je m'appelle Odile et j'ai soixante-et-un ans. Je vis en Normandie, particulièrement dans le Calvados. Je suis mariée et j'ai deux grands enfants dont l'un m'a donné la joie d'être grand-mère de deux petits bonshommes : Ethan et Alexander.
J'ai commencé à écrire des poèmes à l'âge de seize ans et cela m'a beaucoup plu. Puis, petit à petit, j'ai continué à en faire. Etant sentimentale de nature, cela y a peut-être contribué. je ne sais pas. Mes sujets sont variés. Je les prends comme ils me viennent.

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