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C’était par un beau samedi après-midi
Que tu m’avais invitée avec des amis.
A l’intérieur d’un garage se trouvait la fête
Où un jeu de lumières brillait : rouge, jaune et verte.
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A un moment, parmi ces filles et ces garçons,
Tu as commencé à nous chanter des chansons.
Celles, oui, d’un certain rocker : Johnny Hallyday.
Chansons qui sont toujours là, après ces années.
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Petit à petit, des couples se sont enlacés
Alors dans le noir. Pour danser, se retrouver.
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Et toi, tu étais assis sur un tabouret.
Seul, songeur, sans aucune personne à qui parler.
Et moi, assise dans mon coin, ne sachant que faire,
Je t’ai vu aller dans le jardin, prendre l’air.
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Aurais-je dû aller te rejoindre ? Je n’en sais rien.
Cela aurait-il changé alors le destin
De ce bel après-midi où tu étais seul,
Et qu’ensuite, ensemble, nous n’aurions plus été seuls ?
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Des années ont passé depuis et tous les deux
Nous sommes loin l’un de l’autre. C’est la vie qui le veut.
@ Tous droits réservés.
Bonjour Odile,
Tu décris habilement les souvenirs d’une “boom,” sans doute des années 1970.
Effectivement, cela se déroulait souvent comme cela :
des adolescents, un local, de la musique, des jeux de lumière, des slows… parfois, le premier flirt.
L’on repérait une partenaire, on l’invitait à danser ; si elle refusait, nous n’insistions pas.
Nous étions plutôt galants et “bien élevés.”
Tu rends bien dans ton écrit l’atmosphère de cette époque.
Le tournant de ce poème : deux êtres seuls, dont toi-même ; et, une occasion perdue de vous rejoindre. Dans le cas contraire, que se serait-il passé ? – On ne le saura jamais. – Ce qui fait le sel de la Vie et… de ta poésie. (mélancolique)
Cordialement.
G.L.