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Sans doute qu’avec le temps s’estompera ma blessure
Mais à l’instant où j’écris tous ces mots, rien n’est sûr.
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Des nuages gris ont recouvert le ciel bleu azur
De ce matin et le vent n’est plus qu’un doux murmure.
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Beaucoup trop d’années ont passé sur ma chevelure.
J’ai vieilli. Aujourd’hui, je suis devenue plus mûre.
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Je ne serai jamais, non, leur mamie confiture.
Et cela au fond de moi me fait mal, me torture.
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Je ne leur lirai jamais, non, mes plus belles lectures.
Je ne ferai jamais avec eux de la peinture.
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Rien ne bouge de leur côté. Est-ce un signe de fêlure ?
Le temps passe et l’avenir prend une mauvaise tournure.
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Personne sur Terre ne sait ce que sera le futur.
Pour moi, l’histoire est bien terminée. C’est la rupture.
@ Tous droits réservés.
Bonjour Odile,
Sur une situation qui te tient à coeur, poème “prenant” sur le fond.
Quant à la forme, l’ajout volontaire d’une contrainte, elle atteste d’une maîtrise de l’écriture. (vers terminés en “ur”)
“Je ne serai jamais… Je ne leur lirai jamais…” souligne un constat. (amer)
“Rien ne bouge…” renforce le constat.
“C’est la rupture” clôt (de forte manière) le poème.
Cordialement.
G.L.