Livre d'Or
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blanchard stephen blanchard stephen
17 août 2026 at 11 h 09 min
Merci Alain pour ton courrier au sujet du service de presse de la revue Florilège et autres... C'est vrai en 1974, il y avait plus de 200 revues de poésie en France et actuellement une vingtaine en version papier... le numérique étant un moyen de supprimer le livre et dans 100 ans, les librairies et bibliothèques... comme il existe aux Etats Unis des écoles de formation numérique, sans aucun professeur ! C'est l'état qui gagne à chaque fois à la manière du pacs qui ne donne aucune pension de réversion au conjoint... Et le Ministère de la Culture réduit ses moyens pour défendre notre art, n'étant pas indispensable à la survie humaine. Se révolter ? A quoi bon, il y a tant de sortes de clubs, d'associations, de sectes poétiques, la solidarité n'est pas pour demain... Nous ne sommes pas dans le sport ou sans fédération, il n'y aurait aucun championnat. Le poète n'a pas compris cette nécessité d'exister à travers une revue papier, des lectures, des spectacles, émissions de radio, etc... Chacun végète dans son coin sans aucune remise en question... et comme tu dis, suivant parfois des situations financières catastrophiques... L'idéal se meurt au détriment du profit et chacun sait qu'un poète de nos jours ne peut prouver son existence juridique par une feuille de paie contrairement aux autres artistes de la planète. Ce manque de reconnaissance finira par détruire la dizaine de revues en version papier qui sont de véritables œuvres d'art pour les générations futures, sortes de dinosaures résistant encore à l'intelligence artificielle. Je veux encore croire à la parole d'un enfant de 8 ans dans une des classes ou j'intervenais et qui me disait : "un poème, ça ne meurt jamais !". Cordialement, Stephen Blanchard, Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres
Merci Alain pour ton courrier au sujet du service de presse de la revue Florilège et autres... C'est vrai en 1974, il y avait plus de 200 revues de poésie en France et actuellement une vingtaine en version papier... le numérique étant un moyen de supprimer le livre et dans 100 ans, les librairies et bibliothèques... comme il existe aux Etats Unis des écoles de formation numérique, sans aucun professeur ! C'est l'état qui gagne à chaque fois à la manière du pacs qui ne donne aucune pension de réversion au conjoint... Et le Ministère de la Culture réduit ses moyens pour défendre notre art, n'étant pas indispensable à la survie humaine. Se révolter ? A quoi bon, il y a tant de sortes de clubs, d'associations, de sectes poétiques, la solidarité n'est pas pour demain... Nous ne sommes pas dans le sport ou sans fédération, il n'y aurait aucun championnat. Le poète n'a pas compris cette nécessité d'exister à travers une revue papier, des lectures, des spectacles, émissions de radio, etc... Chacun végète dans son coin sans aucune remise en question... et comme tu dis, suivant parfois des situations financières catastrophiques... L'idéal se meurt au détriment du profit et chacun sait qu'un poète de nos jours ne peut prouver son existence juridique par une feuille de paie contrairement aux autres artistes de la planète. Ce manque de reconnaissance finira par détruire la dizaine de revues en version papier qui sont de véritables œuvres d'art pour les générations futures, sortes de dinosaures résistant encore à l'intelligence artificielle. Je veux encore croire à la parole d'un enfant de 8 ans dans une des classes ou j'intervenais et qui me disait : "un poème, ça ne meurt jamais !". Cordialement, Stephen Blanchard, Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres... Replier
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