La vie en grappe – Jean-Marie Audrain

*

N’est-on pas tous un peu muscat

Et parfois aussi chasselas ?

On le ressent quand les pépins

Des peaux nous titillent un brin ?

*

De l’extérieur bien arrondis

Les grains semblent impérissables

D’une santé inaltérable

Maitres de la pulpe à l’envi.

 *

La vie en grappe, Il faut la voir

Comme l’épreuve du pressoir

Assuré que le meilleur vin

Sera bien celui de la fin !

*

La chair de nos pulpeuses entrailles

Peut nous faire voir la vie en rose

Avant que le jus ne nécrose

Et que sang noir fuie par l’entaille.

*

Tous les grains demeurent solidaires

Certains abandonnant les autres

Sans adieu et sans patenôtre

Ils retourneront à la terr’.

*

La vie en grappe, Il faut la voir

Comme l’épreuve du pressoir

Assuré que le meilleur vin

Sera bien celui de la fin !

*

La vie en grappe, c’est la vie ensemble

Tous accolés au cep de vie

Invisibles tant on se ressemble

La vigne est notre seul pays.

*

Nous avons la même espérance

De bonifier à l’infini

En sainteté, en empathie

Ne plus faire qu’un est notre chance.

 *

La vie en grappe, Il faut la voir

Comme l’épreuve du pressoir

Assuré que le meilleur vin

Sera bien celui de la fin !

*

La vie en grappe, Il faut la voir

Comme l’épreuve du pressoir

Assuré que le meilleur vin

Sera bien celui de la fin !

*

A écouter ici en chanson :

 

 

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (1)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

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