Trouver la porte – Jean-Marie Audrain

*

Avol d’oiseau, nos vies

Sont sûrement plus jolies

Un seul regard embrasse

Le fil du temps qui passe

On ne compte plus les bleus

Seulement les jours heureux

Tant de monts radieux
Dominant tous les creux

Mais avant d’être oiseau

Et de nous voir d’en haut

*

Il faut trouver la porte

Insuffler un vent nouveau

Brûler les années mortes

Au passé,  tourner le dos

*

A petit pas, la nuit,

Patient comme une souris

Le remord nous grignote

Où le doute mijote

Il repeint tout en noir

Même en gris les beaux soirs

Lucifer sait y faire

Sans éclair ni tonnerre

Mais avant d’être en miette

Reste à lever la tête.

*

Il faut trouver la porte

Insuffler un vent nouveau

Brûler les années mortes

Au passé,  tourner le dos

*

A cheval sur l’instant

Fugace est le présent

Alourdi à l’arrière

Par le poids mort d’Hier

L’avenir, à l’avant

L’attire comme un aimant

Mais nous n’avons en mains

Que ce fil du destin.

Libre à nous de tisser

La vie à notre idée.

*

Il faut trouver la porte

Insuffler un vent nouveau

Brûler les années mortes

Au passé,  tourner le dos

*

Dieu t’appelle à la foi

Il a mis devant toi

Vie et bénédictions

Mort et malédictions

C’est le cri de l’Amour

Qui raisonne toujours

Libre à nous de choisir

D’ensemble se réjouir

De ce nouveau départ

Qui n’a rien du hasard

*

Il faut trouver la porte

Insuffler un vent nouveau

Brûler les années mortes

Au passé,  tourner le dos

*

Il faut trouver la porte

Insuffler un vent nouveau

Brûler les années mortes

Au passé,  tourner le dos

*

A écouter ici en chanson :

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (1)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires