Une autre chanson en quatrains. La première strophe est en alexandrins. La deuxième est sur 11 pieds, la troisième sur 10 pieds, la quatrième sur 8, la suivante sur 6 et la dernière strophe sur 2 pieds. A probablement composer en 6/8 en mode mineur …
Ils vivent dans un univers qui rétrécit
Où le jour et la nuit ne sont plus que du gris
Un monde où plus rien n’arrive, rien ne se passe
Ou le moindre souvenir du passé s’efface
Il ne savent plus bien comment c’était avant
Le temps quand ils partaient voyager tout le temps
Un temps ou tout leur plaisait et les amusait
Et ils ne savent même plus où ils allaient.
Désormais assis devant la télé
Ils regardent les images bouger
En n’essayant même plus de comprendre
Pour se contenter simplement d’entendre
Peu à peu leur vie se dilue
Ils ne se parlent même plus
Sans bruit, sans drame, ils se fanent
Devenant peu à peu diaphanes
Demain… c’est quoi demain ?
Il n’y aura plus rien
Qu’une urne au cimetière
Un papier du notaire
Leurs vies
S’enfuient
Adieu
Les vieux…
Merci pour ce partage décrivant le crépuscule de la vie ! Ah ! La fuite du temps et la fin qui nous attend ! En fait, comme disait le poète, ce n’est pas le temps qui s’en va, hélas ! Mais nous qui nous en allons !