…………… I …………….
Comme un arrogant monocle aux verres solitaires,
De tout en haut, au sommet de sa tour de verre,
Il toise les fourmis travailleuses du bas sur le parvis
Points en pointillés à ses yeux de rapace soumis !
De sa haute majesté puissance, l’aigle royal avide
Aux ailes déployées fond sur la vallée du stupide,
De l’éphémère par l’homme créé, surplus inutiles
Des essentiels engendrés par les vanités du futile !
Il conçoit, il fabrique, il vend, qu’importe le produit !
Il importe, il exporte, il déporte, s’inquiète des prix !
Les stocks de ses options, la volatilité de ses choix ,
Tels sont ses ivresses, son credo, ses actes de foi.
Les places faibles des cours aux courbes volatiles,
Dans l’irrationnel de leur incertain dictent leurs lois,
Fluctuantes au gré des besoins de l’argent évangile,
Finalités sans fin d’un profit court terme aux abois !
…..……….. II …………….
Enfermé dans sa forteresse, le puissant se désole,
En bas sur la place déserte, plus d’insectes laborieux.
Sous l’assaut d’une charge virale, ils ont fui les lieux,
Nécropoles d’un mal qui entonne sa folle farandole !
L’arche de son triomphe, de victoires en défense
Observe les indispensables errant sur l’esplanade,
Anonymes remparts sur les dernières barricades,
Vaillantes résistances au corbillard des souffrances !
Dans le lointain, les sirènes larmoyantes alarment,
Au son du toujours plus, sur la rive du jamais moins
Echoué. Ennemi sans visage qui tue nos lendemains,
A l’horizon assombri, par les turpitudes de ce drame !
L’humain dévorant a rompu l’équilibre du si fragile,
De l’harmonie fauchée par les sordides escadrilles,
De ces immédiats aux certitudes impardonnables,
Bacille d’un monde qui vacille es tu seul coupable ?
……………. III …………….
Posséder pour dominer n’est pas finalité ultime !
De cette fatalité, l’homme ne saurait être victime !
L’hier ne peut être l’après, ni l’avant de nos envies,
L’antidote au malheur est dans nos cœurs enfouie.
Vous, dirigeants, banquiers, capitaines d’industrie,
Vous tous qui êtes en responsabilités, à nos destins
Réfléchissez ; les devoirs du radieux tendent la main
Aux richesses, qui seront celles de l’ensemble réuni !
Recevoir et donner sont-ils ces contraires opposés ?
Voir dans les ténèbres le soleil de nos espérances
Est dons de soi, dons de joie, chemins de résilience
A emprunter pour en confiance vers le bon, s’élever !
Notre communauté de sens retrouvera les vertus,
Des bonheurs si simples aux espérances revenues,
Dans les candides cantiques à la nature entonnés,
Union des mains et des âmes vers l’avenir tournée !
Arnaud Mattei, le 29 Mars 2021