Et cet arbre qui d’une extrémité effrontée
Aujourd’hui taquine ma fenêtre par le vent agité
Qui hier se tenait à ses côtés, droit comme bodyguard
D’un palais princier l’employé
Est-ce là, poésie ?
Et cette fleur qui n’a rien d’une rose à peine éclose
Qui m’apparaît comme égarée au bord de ce chemin
Un chemin qui mène à rien
Comme hiatus pour citadin
Est-ce là, poésie ?
Et toi ce pêcheur que je découvre à contre-jour sur cette jetée
Par un soleil couchant éclairé
Attendant patiemment
Le goujon le narguant
Est-ce là, poésie ?
Et toi, nuit offerte par l’astre blafard particulièrement inspirant
Pour le prisonnier qui s’évade par la pensée
Rejoignant sa bien-aimée
En attendant son heure de vérité
Est-ce là, poésie ?
Et toi l’artiste qui danse approchant la transe
Pour tout un peuple halluciné sur le point de t’accompagner
Oubliant tout de sa triste réalité
Pour un instant s’échapper
Est-ce là, poésie ?
Et toi miss ou reine d’un jour
Jamais pour toujours
Affublée d’une couronne de muguet déjà fané
Pour ce jour de mai fêter
Est-ce là, poésie ?
Ah oui !
Comment t’oublier toi l’amour si longtemps espéré et jamais pleinement épanoui
Ou toi l’amour trop tôt parti
Tellement impactant, qui ne quitte un instant l’esprit
Et qui donne envie de connaître ce refuge qu’est la poésie…
Tout cela et rien de cela, le thème n’importe pas !
Même pas les mots choisis
Versifié ou non ce n’est pas non plus ce qui en décidera
Mais quand les mots ne sont plus que pure émotion, elle est là
Si belle, poésie intemporelle, universelle, pour toi, pour moi, pour eux, heureux comme malheureux, mon si cher ami !
Belles palettes des divers visages de la poésie !