Un matin d’usine dans sa chienne de vie
Oui, la mère à Titi rêve dans son salon
De fruits exotiques de l’océan lagon
D’un avion oiseau, envol pour l’Italie.
Fuir les matins sales, Dieu qu’elle en a envie
Elle va pas rester à humer du béton.
Sûr qu’un jour elle ira aux îles Salomon,
Pour respirer l’air pur de la Papouasie.
Hélas, elle peut pas sa chaire s’est son drame
Le pinard aux bourgeois, les bijoux de Madame,
San papou sans papa chourave, c’est dégueu.
Dans sa chambre, il chante la mer aux coquillages
Le bientôt d’un départ vers d’autres paysages,
En métro, c’est si loin un p’tit coin de ciel bleu !
Arnaud Mattei, le 10 Septembre 2023
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Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….
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Pas faux j ‘aurai du mettre une virgule, et écrire d’un océan couleur lagon. Italie n’est pas pour la rime, cela relève d’une chanson de Renaud. Quant à la troisième strophe, idem, son fils sans papa = Chanson de Renaud, j’ai mis papou car les Iles Salomon, ous le savez sont en Papouasie. Quant à chouraver le pinard aux bourgeois, autre chanson de Renaud. Cela n’a pas eu l’effet escompté, donc à corriger. Belle journée
c’est beau et triste à la fois. J’ai pensé d’avantage à Pierre Perret qu’à Renaud (elle arrivé de Somalie Lili…)
J’adore. Nostalgie et pudeur