Depuis quelques jours maintenant je compare la vie, que mon mari et moi avons, à un jeu de société appelé “Jeu des petits chevaux”.
Si celui-ci se joue sur un temps déterminé, notre partie ne l’est pas. Elle dure depuis un peu plus de cinq ans maintenant et je ne sais pas si un beau jour elle finira et que nous serons vainqueurs tous les deux.
Depuis plus de cinq ans en effet, nous marchons sur un parcours parsemé d’embûches et si à chaque fois nous arrivons à les surmonter, l’arrivée est encore loin.
Combien de fois tous les deux nous avons cru que cette dernière était proche. Enfin !
Peine perdue. Un obstacle survenait alors et nous y faisions face comme pour ceux rencontrés auparavant.
On dit souvent que la patience est récompensée. Je l’ai cru jusqu’à ce fameux jour de mai où la maman de nos deux petits-fils allait se marier avec son compagnon. Je l’ai cru aussi quand l’éducatrice d’Ethan a proposé à cette même personne de nous inviter mon mari et moi ainsi que notre fils aîné et sa fiancée.
Je l’ai cru, c’était tellement inespéré. Cela ne s’est pas fait malheureusement et aujourd’hui, deux jours avant l’anniversaire du premier mois de mariage, je suis anéantie.
La partie des petits chevaux ne s’est pas terminée comme prévu. Mon mari et moi sommes devenus comme ces animaux du jeu : nous étions proches de nos écuries respectives et un mauvais coup du sort est intervenu, nous renvoyant à la case départ.
Maintenant, il va falloir recommencer depuis le début et faire, à nouveau, le parcours. Mais nous ne prendrons pas le même chemin cette fois. Les personnes rencontrées auparavant ne seront plus contactées.
Nous savons d’avance ce qu’elles nous diraient ou pire encore ce qu’elles nous feraient.
Non, nous irons plus haut tous les deux. Et nous espérons que cette fois, nous franchirons enfin, celle qui nous fait défaut depuis le démarrage de cette triste histoire : l’arrivée…
A moins qu’un événement inattendu et cruel nous attende au détour du chemin. Car si nous parvenons comme ces petits chevaux à rejoindre leurs écuries, la partie ne sera vraiment gagnée que si un certain petit bonhomme veuille bien nous revoir.
Et là, nous souhaitons de tout coeur que sa maman y contribuera car jusqu’à présent, elle n’a rien fait. Elle n’a rien dit.
Texte écrit par Odile Stonham @ Tous droits réservés.
Oublie ton passé, qu’il soit simple ou composé, et participe à ton présent pour que ton futur soit plus-que-parfait.
Bonjour Odile,
En effet, votre texte “Dernières pensées” vient de recevoir le deuxième prix du nombre de vues sur LinkedIn.
Alors je tiens à vous féliciter Odile, pour ce bel exploit, que je vais partager sur le site dans la journée.
Comme quoi il ne faut jamais douter ou désespérer, tout peut arriver qui sait attendre et surtout qui sait donner son cœur par l’intermédiaire de l’écriture.
Bonne continuation et au plaisir de vous lire.
Mes amitiés,
Alain
L’évènement, Odile, peut être un évènement heureux ! Pourquoi écarter cette possibilité ? Moi, j’y crois !