Au pays de mon père
Où je vivais naguère
L’air embaumait le foin
Dès le début de juin
On mêlait traditions
De Grenoble et de Lyon
On fêtait les Lumières
À l’instar de Fourvière
Mais on allait prier
Notre-Dame de l’Osier
Le pays de mon père
C’est un coin de l’Isère
À l’industrie prospère,
Fondé par un Dauphin,
Au cœur de la campagne
Mais non loin des montagnes,
Lieu natal de Mandrin,
Du général Vinoy,
On y côtoie Berlioz
Aux symphonies grandioses.
C’est la région des noix
Que l’on dit de Grenoble
Car cela fait plus noble
Alors que le foyer
C’est Vinay et Tullins.
L’hiver à la veillée
On faisait des mondées
Autour d’un saucisson
Et d’un Saint-Marcellin
En chantant des chansons.
On peut y déguster
Tant de spécialités
Tout aussi savoureuses :
La liqueur de Chartreuse
La brioche aux pralines
Le gratin dauphinois…
Il faut citer encore
Ce haut lieu du Vercors
Aux grottes cristallines
Couronnées de chamois.
Petit poème à la fois pastoral et mélancolique qui sent bon la nostalgie.
Poème ô combien goûteux nous promenant aussi entre histoire et géographie de ta région natale !
Merci pour ce partage poétique que je trouve absolument magnifique !