
Dans la maison du lapidé, une vieille courbée prie,
Devant Notre Dame de Bon Secours, un chapelet
De souvenirs en dévotion enroulés à son poignet,
Elle égrène le temps des hier de sa foi, elle sourit.
Réconfort de chaque jour à la lumière du soleil levé,
Elle vient et brûle un cierge d’espoir, attend un signe.
Croyance, superstition, vénération ? Elle se résigne,
Confiant ses joies et ses peines à la mère de bonté.
La pierre d’or des façades aux gargouilles s’illumine.
Dans le halo du couchant, la lanterne de Dieu veille,
Sur nos misères, nos allégresses, splendide merveille
Compagne des passants, des fidèles qui s’y inclinent.
Prière faite, elle déambule dans les travées admirant,
La beauté des vitraux anciens, ou encore de Chagall,
Elle songe à Bossuet, chanoine en cette cathédrale,
A ses sermons, ses panégyriques au français éclatant.
Entre curieux, l’église est lieu de visites, lieu d’esprit !
Au portail de la vierge Marie, Saint-Etienne t’attend.
Viens admirer le génie créateur la matière sublimant,
Voir ou croire, est-ce importance, l’histoire t’éblouit !
Dans le passage de ses pas en trépas, elle se voûte,
Cherchant la clé dans la rosace opaque de mystère,
Dans ce sanctuaire, elle ne craint ni le ciel, ni l’enfer,
A l’heure venue, sur l’autre route, elle ira sans doute !
Arnaud Mattei, le 21 Mai 2021
©2021 tous droits réservés

Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….
Lire la suite du même auteur :
Partager la Publication :
Similaire
il fait parfois du bien de se retrouver dans ces endroits sereins que sont les chapelles, églises ou cathédrales … chacun peut y trouver ce sont il a besoin …
J’aime beaucoup cet écrit Arnaud, Merci.
Une belle image de ces personnes pieuses, fidèles à leur croyance, tels des fantômes dans les allées des lieux saints