Nos jeunes années se vident Notre printemps se ride Et je n’ai plus le goût d’inventer des chemins Notre bon temps s’effrite Vite, beaucoup trop vite, Mais, du passé, je ne regrette rien.
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Nos belles années s’éloignent De Mayenne en Bretagne Quand peu à peu s’effacent les souvenirs d’avant Sur sa terre comme en ville Chacun de nous s’exile Nous ne serons jamais que des passants.
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Nos bonnes années pâlissent Quand les soucis se tissent Et j’en oublie parfois de te prendre la main Mais quand l’espoir bourgeonne Chacun de nous s’étonne D’attendre le meilleur du jour qui vient.
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Nos frêles années chavirent Quand nos ombres s’étirent À l¹heure où l’on sait rire de ses premiers tourments À deux ou solitaires Nous voguons en croisière Vers un pays promis depuis longtemps.
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Vers le ciel, sur la terre, Chacun à sa manière, Nous ne serons jamais que des passants.
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A écouter ici en chanson :
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Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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