Soir de lune – Erwan Le Faucheur

Soir de lune.

Me voilà happé par ces deux lunes noires, grandissantes, brillantes,  au soir venu appelant le loup.

Sur les toits hurler pour tous ceux qui plume ou cafard n’aimant la descente que pour les pouvoirs attenant aux fous.

Transformer en la bête qui sommeille en alerte du moment propice pour y venir attiser les vices.

Transfigurer en prêtre des éveils sans perdre pour autant toute la malice à tenir du premier baiser à d’autres supplices.

 

Myriade de caresses tendres, tendrement, sur ta peau qui frissonne sous mes doigts glissant d’ici à là.

Evaporé le stress pour entreprendre un instant, en haut, au-delà des dogmes de la croix ou d’autre tout aussi intolérant  ici-bas.

Des volées de baisers pour faire dilater la pupille jusqu’ au cœur de la nuit à en faire mouiller les corps.

Apprivoisé le brasier sans défaire le respect, l’honneur, accordé à nos envies puis larguer les amarres, quitter le port.

 

Nous voilà voguant tout droit vers la tempête, grande voile déployée, prêt à vaciller à chaque nouvelle déferlante.

Tout cela consciemment ou bien l’émoi, architecte, dévoile le papier des envolées alités lorsque la claque, belle, galopante…

Libère toute la sauvagerie de notre allégresse, à tes fesses n’en déplaise, du cadeau que tu me fais sous les draps à nous agité.

L’univers nous sourit lorsque tu deviens déesse parmi les princesses, met toi à l’aise, pour aller voir de nouveau et de plus près entre mes bras le monde s’arrêter.

07/06/17

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