
Quand j’étais jeune j’avais les pattes
Cheveux pendants sur le plastron
Le cuir velu comme un primate
Et la barbe autour du menton.
Mais à présent plus de mystère
Ma crinière a chu sans regret
Mon derme s’expose au grand air;
je suis plus pelé qu’un galet.
Comme c’est étrange!
Comme les ans changent
Un homme en deux ou trois saisons.
D’où cette demande depuis mon enfance:
“Ne suis-je rien d’autre qu’un nom?”
Quand j’étais jeune j’avais la classe
Je déambulais dignement.
Tous me lorgnaient où que je passe
Dans mon apparat d’élégant.
Mais à présent plus d’artifice
Je fais l’attraction générale
Pour les quolibets ,les malices ;
Je suis guenilleux et bancal.
Comme c’est étrange!
Comme les ans changent
Un homme en deux ou trois saisons.
D’où cette demande depuis mon enfance:
“Ne suis-je rien d’autre qu’un nom?”
Quand j’étais jeune j’avais la forme
J’arpentais les parcs au galop.
D’une élasticité sans norme
Je bondissais comme un chevreau.
Mais à présent plus d’escapade
Par égard pour mes pauvres os;
Ventre à terre mais toujours en rade
Je suis le roi des escargots.
Comme c’est étrange!
Comme les ans changent
Un homme en deux ou trois saisons.
D’où cette demande depuis mon enfance:
“Ne suis-je rien d’autre qu’un nom?”
Quand j’étais jeune j’avais l’aubaine
Avec ma bande d’amis de choix.
Jamais seul et jamais en peine
Pourvu qu’ensemble l’on festoie.
Mais à présent plus d’allégresse
La compagnie m’a fait faux bond.
Ruminant sans cesse ma jeunesse
Je suis un bien triste luron.
Comme c’est étrange!
Comme les ans changent
Un homme en deux ou trois saisons.
D’où cette demande depuis mon enfance:
“Ne suis-je rien d’autre qu’un nom?”
A écouter ici en chanson :
Bien sûr que l on change physiquement mais la vieillesse quel chemin de sagesse vraiment l être humain qu’elle merveilleuse création on devient plus philosophe….
Cette jeunesse qui passe vite, bien vite et dans l’ici est-on là à y repenser.
À ce temps de l’antan, Comment dire ‘c’est à Dieu”…
Comment dire ses adieux…
Faire le deuil de son hier
Mais pourquoi le devrait-on ?
Sa jeunesse fleurit
Jamais ne se flétrit
L’on est enfants
L’on est jeunes
L’on est mûrs
Communion des trois
🌈
Une nostalgie qui touche et fait sourire … bravo encore pour la fusion des mots et de la mélodie ! Super ! … Et qu’importe le temps qui passe ! Tu le défies joliment !
Bonsoir.Jean-Marine,
Quelle belle facon de dire les choses
Ne change pas
Continue comme ca
Bises
“Si jeunesse savait ; si vieillesse pouvait” ! Merci pour ce partage agréable à tout âge !
Très beau poème sur le temps qui passe sur le corps… Tant quel’esprit est vif! La jeunesse s’est fait la malle et la nostalgie en temoingne. Beau vendredi à toi. 👍
Magnifique chanson de la vie qui se modifie pour chacun au fil des ages
Bon début de weekend Jean Marie Bisous Domi
Et oui quand j’étais jeune je pouvais me permettre toutes les folies ! Mais maintenant à l’aube de la vieillesse les choses ont helas changées.
Sur ce site, un poème nommé « Quand j’étais jeune » m’a invité à lui répondre. Le jeu est plaisant.
… L’esprit demeure adolescent, vert,
Le tronc se meurt au moment expert…
Quand j’étais jeune je n’avais rien à dire, comme c’est étrange !