Le temps de regarder le ciel
Un nuage voile déjà le soleil
L’ombre recouvre de son aile
La rose qui bientôt s’ensommeille
Le jour qui vécut quelques heures
Emporte avec lui le présent
Demain qui hier faisait peur
S’est envolé en un instant
Par le vent qui lève les pollens
Avec le poids de nos espoirs
L’agneau qui nous donna sa laine
Sera mené à l’abattoir
Le fruit sucré devient amer
Et l’enfant deviendra grand-père
Toutes les eaux coulent vers la mer
Où un jour toute larme se perd
Véronique Monsigny,
Novembre 2023

Ce qui se perd ici-bas, on le retrouve dans l’au-delà. Les larmes ne sont jamais perdues lorsqu’on a le cœur bon.
Quand je lis votre poème Véronique, la nostalgie me prend. Merci pour ce beau texte.
Et oui, Véro ! “Le temps s’en va, le temps s’en va, Madame ; las ! Le temps non, mais nous, nous en allons et tôt serons étendus sous la lame : pour ce, aimez–moi cependant qu’êtes belle !” Ainsi s’exprimait le poète ! Merci pour ce partage !