Nous avons bâti des murs – Jean-Marie Audrain

Nous avons bâti des murs

Entre le nord et le sud

Entre orient et occident

Entre régimes et croyances

Et nous y croyons pour de bon

Mais ces murs demeurent à jamais nos prisons

 

Nous avons dressé des tours

Entre le riche et le pauvre

Entre aisance et indigence

Entre peur et suffisance

Et nous y croyons pour de bon

Mais ces tours demeurent à jamais nos prisons

 

Nous avons planté des grilles

Entre smokings et guenilles

Entre queue de pie et sari

Entre peau mate et peau fade

Et nous y croyons pour de bon

Mais ces grilles demeurent à jamais nos prisons

 

Quand bâtirons-nous un pont ?

Entre toutes ces illusions

Entre orgueil et préjugés

Entre frères d’humanité 

En désirant pour de bon

Abattre enfin tous les murs nos prisons.

 

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (961)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Lucienne Maville-Anku
16 novembre 2020 2 h 50 min

Oui. C’est si vrai.
Qu’on le reconnaisse.
On a érigé des murs
Au lieu de construire
Des passerelles
Pour bâtir des ponts
Et cela continue
On creuse plus profondément
Des fosses et des fossés
Dans un perpétuel enchaînement
Un cycle de servitude à rompre
Pour que soient libérer…des captifs

Merci, Jean-Marie, de dénoncer ces méfaits.
Les racines sont profondes ainsi que les souches.
Mais “en désirant pour de bon”, en se donnant la main d’association
On va certes y arriver…on va créer des ponts avec les “planches” de nos prisons.

Colette Guinard
26 octobre 2020 22 h 46 min

l’exploitation de l’homme par l’homme depuis la nuit des temps

Alain Salvador
Membre
26 octobre 2020 20 h 36 min

L’homme qui emprisonne au nom de la liberté
L’homme qui assassine au nom de la vérité
L’homme qui discrimine au nom des siens
L’homme qui récrimine au nom du bien
L’homme comme je l’écris, avec un “h’ tout minuscule……..