
Nous avons bâti des murs
Entre le nord et le sud
Entre orient et occident
Entre régimes et croyances
Et nous y croyons pour de bon
Mais ces murs demeurent à jamais nos prisons
Nous avons dressé des tours
Entre le riche et le pauvre
Entre aisance et indigence
Entre peur et suffisance
Et nous y croyons pour de bon
Mais ces tours demeurent à jamais nos prisons
Nous avons planté des grilles
Entre smokings et guenilles
Entre queue de pie et sari
Entre peau mate et peau fade
Et nous y croyons pour de bon
Mais ces grilles demeurent à jamais nos prisons
Quand bâtirons-nous un pont ?
Entre toutes ces illusions
Entre orgueil et préjugés
Entre frères d’humanité
En désirant pour de bon
Abattre enfin tous les murs nos prisons.
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A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
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Oui. C’est si vrai.
Qu’on le reconnaisse.
On a érigé des murs
Au lieu de construire
Des passerelles
Pour bâtir des ponts
Et cela continue
On creuse plus profondément
Des fosses et des fossés
Dans un perpétuel enchaînement
Un cycle de servitude à rompre
Pour que soient libérer…des captifs
Merci, Jean-Marie, de dénoncer ces méfaits.
Les racines sont profondes ainsi que les souches.
Mais “en désirant pour de bon”, en se donnant la main d’association
On va certes y arriver…on va créer des ponts avec les “planches” de nos prisons.
l’exploitation de l’homme par l’homme depuis la nuit des temps
L’homme qui emprisonne au nom de la liberté
L’homme qui assassine au nom de la vérité
L’homme qui discrimine au nom des siens
L’homme qui récrimine au nom du bien
L’homme comme je l’écris, avec un “h’ tout minuscule……..