Minuit et le diable – Arnaud Mattei

Minuit moins le diable, les jours sont encor calmes,                                   

Qu’importe le pays, qu’importe son bonheur

Pour des causes sacrées de nos Dieux sans saveur,                    

Les princes de la nuit s’emparent de leurs armes.                         

                                  

Minuit pour le diable des ruines des flammes,                    

Qu’importe le peuple, qu’importe son malheur,                               

L’indicible est bien là, il tonne de fureur,                  

Se repaît des martyrs, de leurs pleurs, de leurs larmes.                

                                  

Minuit et le diable gardiens de l’ignorance,                          

Sur l’autel de la foi brûlent la connaissance,            

D’un savoir égorgé de Conflans à Arras.                             

                                  

Croire et se convertir à l’amour dans la joie,                       

Route du paradis ou chemin de Damas,                             

Minuit sans le diable, l’homme cherche sa voie.                                                                             

Arnaud Mattei,

le 19 Octobre 2023

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Arnaud Mattei

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Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….

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4 Commentaires
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Jean-Marie Audrain
Modérateur
23 octobre 2023 18 h 37 min

De solides références littéraires et bibliques !

Véronique Monsigny
Membre
23 octobre 2023 17 h 15 min

Très beau texte ! merci Arnaud. Fuyons la nuit dans le rêve et tachons de leur envoyer l’Etoile qui les guidera pour sortir de cet enfer