Les deux sources (Acte I – Scéne 1) 6 JM Audrain

 

Nous lisons en Genèse 1,26-27 : « Dieu dit : faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance».

Serait-ce suite à la lecture de ce verset que Jean-Jacques Rousseau soutenait dans son Discours sur l’origine des inégalités parmi les hommes que l’homme naît naturellement bon ?

A y regarder de plus près, on ne peut qu’être saisi par un doute : bien que converti au catholicisme, ce philosophe des lumières a abandonné ses 5 enfants et les a placés aux Enfants trouvés !

Est-ce à dire qu’il y aurait deux sources en l’homme ?

Un petit retour au livre de la Genèse peut nous éclairer sur la question.

Dieu avait comblés Adam et Eve après les avoir crées totalement libres.

Libres de choisir de puiser leurs pensées, leurs paroles, leurs désirs et leurs actions dans l’une ou l’autre des deux sources de leur tréfonds.

La suite de leur prime expérience de la liberté nous montrera que quiconque peut puiser aux deux sources, tôt ou tard, essayera de puiser dans les deux (au lieu de se limiter à la “bonne”).

Dans le livre suivant, celui de l’Exode, Dieu nous place face à ce choix des deux sources. Noël Colombier en a fait une chanson au titre éponyme avec pour refrain Je t’en prie, choisis la vraie vie ! La bonne source autrement dit.

Nous retrouvons cette mise en garde et ce conseil dans cette citation anonyme (attribuée abusivement à Mère Térésa, à Gandhi, au Dalaï Lama, à Mahomet…) extrêmement répandue sur la toile :

Prends garde à tes pensées car elles deviennent des paroles
Prends garde à tes paroles car elles deviennent des actes
Prends garde à tes actes car ils deviennent des habitudes
Prends garde à tes habitudes car elles deviennent ton caractère
Prends garde à ton caractère car il devient ton destin.

Le discernement de la source relève d’une décision au quotidien.

Un choix qui puise dans nos profondeurs et qui atteint celles de notre entourage.

Au final serait-il question uniquement de ne rien faire de mal?

Ce sera le sujet du prochain article.

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JMA

Jean-Marie Audrain

Jean-Marie Audrain (973)

A propos du bonhomme

Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.

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Marie Grant
Invité
23 août 2020 18 h 58 min

Très intéressant cet article! La Bible nous apprend beaucoup… Chaque geste est sacré !