
*
Il nous faut arracher
La joie aux jours qui filent
Nous dit la plume slave
Vladimir Maïakovski
*
Une poésie qu’il nomme
« Une gifle au goût public »
Ou « La flûte de l’épine »
Grâce à qui « Tout va bien ».
*
Tout poète qui dérange
Moura d’une balle dans le cœur
Roulette russe valant suicide
Sont les mots lave-mains.
*
Comme dérangeait autant
Les vers de Sergueï Essénine
Revêtant de ses poèmes
Les murs du monastère de la Passion.
*
Il voulait que partout rime
Foi et sainte révolution
Par l’insurrection poétique
Ciselée dans Les Clés de Marie.
Partager la publication "La poésie s’est tue – Jean-Marie Audrain"

A propos du bonhomme
Né d'un père photographe et musicien et d'une mère poétesse, Jean-Marie Audrain s'est mis à écrire des poèmes et des chansons dès qu'il sut aligner 3 mots sur un buvard puis trois accords sur un instrument (piano ou guitare). À 8 ans, il rentre au Conservatoire pour étoffer sa formation musicale.
Après un bac littéraire, Jean-Marie suit un double cursus de musicologie et de philosophie à la Sorbonne.
Il se met à écrire, dès cette époque, des textes qui lui valurent la réputation d’un homme doublement spirituel passant allègrement d’un genre humoristique à un genre mystique.
Dans ses sources d’inspiration, on pourrait citer La Fontaine, Brassens et Devos.
Pendant longtemps il a refusé d’imprimer ses œuvres sur papier, étant un adepte du principe d’impermanence et méfiant envers tout ce qui est commercial.
Si vous ne retenez qu’une chose de lui, c’est que c’est une âme partageuse et disponible.
Pour lire partiellement et commander mon florilège auto édité https://www.amazon.fr/Petit-Prince-Mots-dit/dp/B0BFVZGNYM
Lire la suite du même auteur :
Nombre de Vues : 66
J’ai adoré Jean Marie, j’ai lu tout cela et tes mots portent la force de ce passé …
Beau poème. Je ne connais rien de cet auteur. Bonne journée de Jeudi à toi. Bises. Maud
Très joli !!! Mais, je ne connais ni Sergueï, ni Vladimir… Bonne journée Jean-Marie.
Arracher et replanter…. Toujours…
Voici je trouve une belle définition de la prière de gratitude : avec le Seigneur, arracher la joie aux jours qui filent.
Bravo Jean-Marie pour ces mots qui caressent les maux des poètes si souvent malmenés.
Décidément, ce monde rejette trop souvent la singularité, cette précieuse différence dont il a pourtant tant besoin, à l’heure où l’uniformité semble vouloir tout recouvrir.