La musique meure, la valse s’est enfuie – Arnaud Mattei

La musique meure, la valse s’est enfuie,                            

Ainsi va le destin au bal des bras perdus.                           

Pour le cœur d’un autre, Cendrillon est partie                                

Douze coups de minuit, sa galante n’est plus                                 

La bonne fée pleure, le danseur se désole                         

Elle chante, chante la princesse frivole,                              

Dans les bras de ce beau cavalier l’enlaçant.                     

Qu’elle était divine sa merveille gracile,                              

Au coucher d’un amour sous la lune fébrile                        

Il s’est cru son prince, l’espace d’un instant.            

                                  

Ballerine beauté, abandon frénésie                         

Liberté enlacée, pas de deux suspendus                            

Tu t’en vas, tu reviens, ainsi danse ta vie.                          

Au soir sur la piste des plaisirs revenus,                             

Sarabande effrénée d’une autre farandole                          

Laisse là tes soupirs, le violon s’envole                               

Sur un rythme bonheur d’un couple d’élançant.                              

Rien n’est détresse, l’avenir se profile,                                

Tourbillonne et oublie l’éphémère fébrile,                            

Jusqu’au matin dure l’extase revenant.                               

 

Arnaud Mattei, le 29 Avril 2023

©2023 tous droits réservés

Nombre de Vues:

47 vues
Arnaud Mattei

Arnaud Mattei (127)

Les poèmes sont cent, ils sont mille, ils sont uniques. Ils sont de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Ils sont odes, ils sont sonnets, ils sont ballades. Ils sont vers, ils sont rimes, ils sont proses. Ils sont le moi, ils sont l’émoi. Ils chantent l’amour, ils disent nos peines, ils décrivent nos joies. Ils ont la force de nos certitudes, ils accompagnent nos doutes. Ils sont ceux de l’enfance, ils traversent le temps, car ils sont le temps. Ils ont la pudeur de la plume, la force d’un battement d’ailes. Ils sont ceux qui restent, ils prennent la couleur de l’encre sur le papier, sombres clairs, multicolores.
Alors ces quelques mots pour la souffrance de les écrire, pour le bonheur de les dire, pour la joie de les partager.
Des quelques poésies de mon adolescence retrouvées dans un cahier aux pages jaunies, d’un diplôme jadis gagné à un concours à mes presque soixante ans, il se sera passé un long moment de silence, une absence que le vide du temps ne saurait combler. Je crois avoir fait de ma vie, une vie simple et belle avec ceux que j’aime. Pendant ces quelques décennies, les mots sont restés au plus profond de moi.
Aurai-je la force de les dire, saurai-je être persévérant pour les écrire ? Et vous, les écouterez-vous ? Peut-être aujourd’hui, peut-être demain, peut-être maintenant, qui sait….

S'abonner
Me notifier pour :
guest

4 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Michel LO
Membre
29 avril 2023 21 h 15 min

Très très beau texte avec le rythme d’une chanson que je l’entends presque …

Bravo !

Brahim Boumedien
Membre
29 avril 2023 14 h 28 min

“Rien n’est détresse” ! Le fait de penser ainsi incite à croire que l’espoir est permis ! Merci pour ce partage provenant d’un sage !