Vous qui étiez un jour en charmante compagnie,
Avec à votre bras une personne bien jolie,
Vous qui avez fait feint de ne pas me voir
Pour quelques raisons que je n’ose entrevoir,
Celles de mes origines, de mes traditions,
De ma couleur de peau, de ma religion,
De tous ces petits riens qui font la différence
Entre deux êtres humains de bonne intelligence.
Je vous ai fait honte? Je plains votre vie!
Un seul sourire m’aurait pourtant suffit,
Je vous l’aurais rendu avec plaisir.
Et aujourd’hui je ne sais que choisir
Entre la rancune et le pardon.
Mais jamais je donnerai raison
A l’intolérance qui crée des guerres,
Qui fait des hommes de bons militaires.
Quelque soit la croix sur leur bannière,
Qu’ils se lancent des bombes ou bien des pierres,
Rien ne pourra justifier la haine
Et le sang qui coule telle une fontaine.
Bientôt nous nous resaluerons
Et nos regards se croiseront,
Moi je ne baisserai pas les yeux,
Que feront les votre si orgueilleux?
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Ce poème m’a été inspiré suite à une réelle situation dans laquelle s’est retrouvée une personne musulmane de mon entourage. Un comportement aussi choquant que navrant…A.S.